Près de 3 milliards de dollars de financements ont été annoncés pour soutenir la riposte contre Ebola en République démocratique du Congo (RDC), en Ouganda et dans la région, à l’issue de la réunion des ministres des Affaires étrangères du G20+, convoquée par les États-Unis à New York, a indiqué jeudi Africa CDC.
La mobilisation financière annoncée par Africa CDC, à hauteur de 3 milliards de dollars, saluée par l’agence de santé publique de l’Union africaine, intervient alors que les autorités sanitaires et leurs partenaires poursuivent les efforts visant à contenir la maladie et à renforcer les capacités de réponse dans les pays affectés.
Selon les données publiées par Africa CDC, le montant cumulé des engagements s’élève à environ 3 milliards de dollars. Les États-Unis, l’Union européenne et la Banque mondiale figurent parmi les principaux contributeurs annoncés.
Pour Africa CDC, l’enjeu n’est cependant plus seulement de mobiliser des fonds, mais de s’assurer que les promesses se transforment rapidement en ressources disponibles sur le terrain.
Du financement annoncé aux résultats sur le terrain
L’agence appelle ainsi à une traçabilité complète des financements, depuis l’annonce d’un engagement jusqu’au décaissement, à la mise en œuvre des programmes et aux résultats obtenus auprès des communautés touchées.
« La mobilisation obtenue à New York doit maintenant se traduire par des progrès visibles sur le terrain », souligne Africa CDC dans son communiqué.
L’organisation entend renforcer, avec le gouvernement de la RDC, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et les autres partenaires de la riposte, les mécanismes de suivi financier.
L’objectif est notamment d’identifier les déficits de financement, de limiter les chevauchements entre interventions et d’accélérer l’acheminement des ressources vers les établissements de santé, les agents de santé et les communautés affectées.
Cette démarche intervient dans un contexte où la distinction entre les sommes promises et les fonds effectivement décaissés demeure déterminante pour mesurer les capacités réelles de la riposte. Une annonce financière ne signifie pas nécessairement que les ressources sont déjà disponibles pour les opérations sanitaires.
En Ouganda, les autorités ont annoncé le 27 août 2026 la fin de la transmission de l’épisode d’Ebola qui avait touché le pays. En RDC, les opérations de surveillance et de réponse se poursuivent avec l’appui des partenaires nationaux et internationaux.
Pour Africa CDC, la mobilisation internationale obtenue à New York constitue donc une étape importante, mais elle devra être accompagnée d’une exécution rapide et transparente des engagements.
L’agence entend ainsi placer le suivi financier au cœur de la prochaine phase de la riposte, avec pour priorité que les ressources annoncées puissent atteindre effectivement les populations et les personnels engagés dans la lutte contre Ebola.
Au-delà du montant global des engagements, le véritable indicateur de la réponse sera désormais la capacité à convertir ces promesses en interventions concrètes, en capacités sanitaires renforcées et en résultats mesurables dans les communautés touchées.
TE/Sf/APA





