Le Burkina Faso renforce son dispositif de prévention des risques nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques (NRBC).
À cet effet, le ministère des Affaires étrangères réunit, les 27 et 28 octobre à Ouagadougou, l’équipe nationale chargée du suivi du Plan d’action national afin d’évaluer sa mise en œuvre et de définir les priorités d’action.
Évaluer les acquis et définir les priorités
Validé en 2025, le Plan d’action national (PAN) NRBC constitue le cadre de référence du Burkina Faso pour prévenir les risques liés à l’utilisation malveillante de substances dangereuses. La réunion en cours vise à apprécier le niveau de mise en œuvre de ce plan, à actualiser les données disponibles et à identifier les actions nécessaires à son opérationnalisation.
Représentant le ministre des Affaires étrangères à l’ouverture des travaux, le Camarade chargé de mission, Seydou SINKA, a souligné l’importance de cette démarche pour la sécurité nationale.
« La prévention de l’utilisation malveillante de ces substances constitue un enjeu important pour notre pays », a-t-il déclaré, mettant en avant la nécessité de consolider les efforts engagés dans ce domaine.
Les échanges devront notamment permettre d’établir un état des lieux actualisé des capacités nationales, de déterminer les besoins en formation et en équipements et de préciser les responsabilités des différentes structures impliquées dans la prévention et la gestion des risques NRBC.
Améliorer la coordination et les mécanismes d’alerte
Face à la complexité des risques NRBC, la coordination entre les institutions constitue un levier essentiel pour améliorer l’anticipation des menaces et organiser une réponse adaptée. Les participants examineront ainsi les mécanismes d’alerte et de communication afin de renforcer le partage d’informations et la complémentarité des interventions.
La clarification des rôles des acteurs concernés et l’amélioration de la collaboration entre les départements ministériels, les institutions nationales et les services techniques figurent parmi les principaux axes de travail.
Seydou SINKA a insisté sur la nécessité de parvenir à des résultats concrets et opérationnels. Il a notamment appelé à la formulation de recommandations destinées à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à la mise en place d’un mécanisme de suivi des progrès réalisés.
Vers une mise en œuvre plus structurée du plan national
Au-delà de l’évaluation, cette rencontre doit contribuer à mieux orienter les prochaines étapes de mise en œuvre du PAN NRBC. Les conclusions attendues permettront de dégager des priorités, d’identifier les besoins et de proposer des mesures susceptibles de consolider le dispositif national.
Les travaux devront également explorer les pistes pouvant conduire à l’adoption du Plan d’action national par l’instance compétente.
À travers cette initiative, le ministère des Affaires étrangères entend renforcer la synergie entre les différents acteurs concernés et améliorer la préparation du pays face aux menaces nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques.
La portée de cette démarche dépendra désormais de la traduction des recommandations en actions concrètes, de la mobilisation des moyens nécessaires et du suivi régulier des engagements pris.
TE/APA





