Un groupe de députés tunisiens a dénoncé avec force « l’enlèvement criminel » de leur collègue Mohamed Ali, arrêté avec d’autres membres de la flottille mondiale Soumoud alors qu’ils se dirigeaient vers Gaza pour acheminer une aide humanitaire.
Dans une déclaration commune publiée samedi, les élus de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) ont qualifié l’opération menée par les forces israéliennes de « violation flagrante du droit international et du droit humanitaire ». Selon eux, cette arrestation constitue non seulement une atteinte à la liberté de circulation et à l’action humanitaire, mais aussi « une attaque directe contre une institution souveraine incarnant la volonté populaire tunisienne ».
Les parlementaires exigent la libération immédiate et inconditionnelle du député et de toutes les personnes arrêtées à bord du navire. Ils tiennent Israël « entièrement responsable » de la sécurité des citoyens tunisiens, estimant que cet acte représente une provocation envers le peuple tunisien dans son ensemble.
Face à cette situation, les signataires appellent à une réaction nationale ferme et demandent la tenue d’une séance extraordinaire du parlement. Ils proposent également la mise en place d’une commission d’urgence pour coordonner avec les autorités tunisiennes et les organisations internationales en vue d’obtenir la libération rapide des détenus.
Enfin, les députés exhortent la communauté internationale, les parlements étrangers et les organisations de défense des droits humains à condamner ces « exactions » et à intervenir pour garantir la protection des participants à la flottille.
MK/Sf/APA







