Le Tchad a officiellement protesté ce dimanche auprès de Bangui après l’incursion de l’armée centrafricaine en territoire tchadien, survenue le 10 octobre dans la zone de Tissi.
Le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Tchadiens de l’étranger, Ahmed Kogri, a convoqué l’ambassadeur de la République centrafricaine à N’Djaména pour lui faire part de la protestation du gouvernement tchadien.
Selon les autorités tchadiennes, des militaires centrafricains ont pénétré le 10 octobre à Abnabak, dans la région de Tissi. L’incursion a fait plusieurs blessés graves, parmi lesquels des militaires et des civils.
« Pas des faits isolés »
Pour le ministre d’État, ces actes sont graves et ne sauraient être considérés comme isolés. Il rappelle que le Tchad a enregistré depuis 2021 plusieurs incursions dans la zone frontalière. Cette répétition est jugée « inacceptable » et ne saurait « rester sans conséquence ».
N’Djaména demande à Bangui des explications précises sur les circonstances de l’incident, ainsi que des éclaircissements.
Le chef de la diplomatie tchadienne a réaffirmé la détermination du pays à défendre sa souveraineté, son intégrité territoriale et la sécurité de sa population. Il a chargé l’ambassadeur centrafricain de transmettre à son gouvernement la protestation officielle et la et la « ferme mise en garde » du Tchad.» du
CA/Sf/APA





