Le conseiller américain Massad Boulos souligne à l’ONU une solution «durable» sous souveraineté marocaine.
Le conseiller principal des États-Unis pour les affaires arabes et africaines, Massad Boulos, a réaffirmé le 29 avril le soutien de Washington à une solution politique au Sahara fondée sur «une véritable autonomie sous souveraineté marocaine», à l’issue d’une réunion avec Alexander Ivanko, chef de la Mission des Nations Unies (MINURSO), selon une déclaration officielle.
Dans ce cadre, l’entretien avec le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU s’inscrit dans la continuité de la position américaine exprimée ces dernières années en faveur d’un règlement politique «juste, durable et mutuellement acceptable».
Massad Boulos a qualifié la rencontre de «constructive», insistant sur la nécessité de maintenir un engagement diplomatique actif autour du processus onusien, alors que le dossier du Sahara reste inscrit à l’agenda du Conseil de sécurité.
En prolongement de cette position, le responsable américain a explicitement évoqué la mise en œuvre de la résolution 2797 du Conseil de sécurité, qui appelle les parties à renforcer le dialogue et à s’engager de manière constructive dans le processus politique. Il a également mis en avant l’importance de promouvoir «la stabilité et la coopération régionales», un axe central dans la lecture américaine des enjeux sahariens, notamment dans un contexte sécuritaire marqué par des dynamiques sahéliennes instables.
Cette orientation conforte la centralité de la proposition d’autonomie présentée par le Maroc, régulièrement qualifiée de «sérieuse et crédible» dans les discussions internationales. Elle s’inscrit aussi dans une dynamique diplomatique plus large, marquée par le soutien croissant de plusieurs partenaires occidentaux et africains à une solution pragmatique sous souveraineté marocaine, dans un environnement régional où les enjeux de sécurité et de développement sont étroitement liés.
Enfin, cette prise de position américaine intervient alors que la MINURSO poursuit son mandat de surveillance du cessez-le-feu et d’appui au processus politique. Elle renforce, dans ce contexte, l’option d’un règlement négocié adossé à l’autonomie, considérée par Washington comme une base réaliste pour avancer vers une issue stabilisatrice, à l’échelle du Maghreb et, au-delà, du continent africain.
MK/AK/Sf/APA







