Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a appelé jeudi à Moscou à un partenariat renforcé entre l’Afrique et la Russie, fondé sur la paix, la sécurité, le développement économique et une meilleure place du continent dans les instances internationales.
Intervenant au 3e Sommet Russie-Afrique, le chef de l’État congolais a défendu une diversification des partenariats internationaux qui permette à son pays de préserver sa souveraineté et sa liberté de décision.
« Pour nous, diversifier nos partenariats n’est pas choisir un camp : c’est renforcer notre liberté de décision au service de nos populations », a-t-il affirmé.
Évoquant les conflits dans l’est de la RDC, Félix Tshisekedi a dénoncé l’exploitation illégale des ressources naturelles, qui contribue, selon lui, à entretenir les violences armées. Il a réaffirmé la détermination de Kinshasa à parvenir à une paix durable, à protéger les populations et à restaurer l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national.
Le président congolais a, dans ce contexte, sollicité le soutien de Moscou à la mise en œuvre des résolutions 2773 et 2808 du Conseil de sécurité des Nations unies, ainsi qu’aux efforts de médiation menés dans le cadre des processus de Washington et de Doha.
Au-delà des enjeux sécuritaires, le dirigeant congolais a identifié plusieurs domaines prioritaires de coopération, notamment la création d’emplois, l’énergie, les infrastructures, la transformation locale des minerais et la sécurité alimentaire. Il a également insisté sur la nécessité de réformer le Conseil de sécurité de l’ONU pour garantir une représentation plus juste de l’Afrique dans la gouvernance mondiale.
Membre non permanent de cet organe pour la période 2026-2027, la RDC entend y défendre une approche indépendante privilégiant le dialogue et le règlement pacifique des différends, notamment en Ukraine et au Moyen-Orient.
Pour Félix Tshisekedi, les résultats du sommet devront se mesurer à trois objectifs essentiels : renforcer la sécurité, accroître les capacités de production et donner davantage de poids à la voix africaine sur la scène internationale.
TE/Sf/APA





