Le chef du gouvernement nigérien a évoqué avec le secrétaire général de l’ONU les défis sécuritaires du Niger et du Sahel.
Le Premier ministre nigérien, Ali Mahamane Lamine Zeine, s’est entretenu avec le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, en marge des travaux de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations Unies.
« Nos échanges ont notamment porté sur la situation sécuritaire au Niger ainsi que sur les défis sécuritaires auxquels fait face l’ensemble de la région du Sahel », a indiqué le chef du gouvernement nigérien.
Les deux responsables ont également évoqué les perspectives de coopération entre le Niger et les Nations Unies, ainsi que les moyens de renforcer leur dialogue face aux enjeux auxquels la région est confrontée, selon Ali Lamine Zeine.
« Cette rencontre a constitué une nouvelle occasion de présenter les préoccupations du Niger et d’échanger sur les domaines dans lesquels la coopération avec les Nations Unies peut contribuer à accompagner les priorités de notre pays », a-t-il ajouté.
Cette rencontre intervient alors que le Niger reste confronté à des attaques de groupes armés dans plusieurs régions. Le 17 juillet 2026, une unité des forces armées nigériennes avait notamment été attaquée sur l’axe Bankilaré-Téra, dans la région de Tillabéri, selon des éléments rapportés par l’Union africaine. En juin, une attaque revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) avait également visé les abords de l’aéroport international Diori Hamani de Niamey.
La capitale a par ailleurs été secouée dans la nuit du 28 au 29 août par des tirs visant plusieurs sites sensibles, dont la base aérienne 101. Le ministère de la Défense avait d’abord évoqué un « mouvement d’humeur » avant que les autorités nigériennes et la Confédération des États du Sahel (AES) ne qualifient les événements de tentative de déstabilisation. Trois éléments de la Garde présidentielle ont été tués lors des affrontements.
Les autorités ont ensuite annoncé la saisie de plusieurs véhicules et d’un important arsenal, tandis qu’un remaniement de la haute hiérarchie militaire est intervenu en septembre. Le général Maman Sani Kiau a notamment été nommé chef d’état-major des armées en remplacement du général Moussa Barmou.
Au début du mois de septembre, les Forces de défense et de sécurité ont parallèlement poursuivi des opérations de sécurisation dans plusieurs régions, notamment à Dosso et Diffa, contre des groupes armés et des réseaux criminels.
AC/Sf/APA





