Ouverture à Marrakech du 14ᵉ Congrès mondial des consuls autour de leur rôle dans le rapprochement des nations.
La diplomatie parallèle et le rôle des consuls honoraires dans le renforcement des relations entre les nations sont au cœur des échanges du 14ᵉ Congrès mondial des Consuls, dont les travaux ont débuté jeudi dans la cité ocre.
Organisé conjointement par la Fédération mondiale des consuls (FICAC) et l’Union des Consuls honoraires au Maroc (UCHM), sous le thème du dialogue, de la jeunesse et de l’innovation, l’événement réunit jusqu’au 1ᵉʳ novembre des représentants consulaires, ainsi que des personnalités politiques, diplomatiques et économiques de haut niveau. Sa tenue à Marrakech consacre la reconnaissance internationale du Maroc comme plateforme de la diplomatie de proximité et du dialogue interculturel.
Dans son allocution d’ouverture, Atman Haloui, président de l’UCHM, a souligné que la tenue du congrès mondial et de l’Assemblée générale de la FICAC à Marrakech « consacre la place du Royaume en tant que pôle majeur de la diplomatie parallèle ». Il a rappelé les efforts menés par l’Union pour attirer cet événement au Maroc, insistant sur « le rôle essentiel des consuls honoraires dans le rapprochement des nations, à travers leurs missions consulaires, mais aussi économiques, culturelles et sociales ».
Selon lui, cette diplomatie de terrain « constitue aujourd’hui un levier déterminant pour le rayonnement du Royaume et la promotion de ses valeurs de tolérance, de coopération et de solidarité ».
Le président de la FICAC, Nikolaos K. Margaropoulos, a pour sa part salué « la forte participation des membres lors de cette édition, l’une des plus importantes jamais enregistrées », marquée par la présence de Kolinda Grabar-Kitarović, ancienne présidente de la République de Croatie, aux côtés d’éminentes figures du monde diplomatique.
Dans son intervention, Mme Grabar-Kitarović a rappelé que la diplomatie ne se limite pas aux négociations officielles, mais repose sur la capacité à « créer des ponts entre les peuples et les cultures ». Les consuls honoraires, a-t-elle souligné, « jouent un rôle stratégique en tant qu’acteurs de la diplomatie douce, capables de renforcer la compréhension mutuelle et de favoriser la coopération économique, culturelle et sociale ».
Elle a ajouté que leur action contribue à « tisser des liens durables entre les nations, au-delà des circuits diplomatiques traditionnels ».
Pour la première fois organisée sur le continent africain, cette 14ᵉ édition aborde plusieurs thématiques liées à la coopération économique, à la promotion culturelle, à la protection des citoyens à l’étranger et à l’adaptation aux nouveaux défis technologiques.
MK/Ak/Sf/APA







