L’Union européenne et les pays du Golfe ont exigé jeudi que l’Iran cesse immédiatement ses attaques au Moyen‑Orient, jugées « injustifiables » et menaçant la « sécurité mondiale ». Cette position commune a été adoptée lors d’une réunion ministérielle, tout en réaffirmant un attachement au dialogue diplomatique.
Les ministres des Affaires étrangères des États membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG Bahrein, Arabie saoudite, Qatar, Emirats arabes unis, Koweït et Oman).et de l’Union européenne ont appelé à privilégier le dialogue et la diplomatie pour faire face aux répercussions de la crise au Moyen-Orient, tout en réaffirmant le droit des pays du Golfe à se défendre contre les attaques iraniennes.
Dans une déclaration conjointe publiée à l’issue d’une réunion extraordinaire tenue jeudi par visioconférence, les ministres ont souligné leur engagement en faveur de la stabilité régionale, appelant à la protection des civils et au plein respect du droit international, du droit international humanitaire et de la Charte des Nations Unies.
Ils ont également réaffirmé l’importance du partenariat stratégique entre le CCG et l’Union européenne, fondé sur l’accord de coopération de 1988 et renforcé par les conclusions du sommet CCG-UE tenu à Bruxelles en octobre 2024, selon la déclaration commune.
Les ministres ont exprimé leur vive condamnation des attaques iraniennes injustifiées visant les pays du CCG, les qualifiant de menace flagrante pour la sécurité régionale et internationale, et ont appelé l’Iran à cesser immédiatement et sans condition ces agressions. L’Union européenne a, de son côté, réaffirmé sa solidarité avec les États membres du CCG.
Ils ont également rappelé leurs positions constantes appelant l’Iran à limiter son programme nucléaire et son programme de missiles balistiques, à mettre fin à ses activités déstabilisatrices dans la région et en Europe, ainsi qu’aux violences systématiques perpétrées contre son propre peuple.
La déclaration souligne que les ministres ont examiné l’ampleur des dommages causés par les récentes attaques iraniennes indiscriminées contre les pays du CCG, qui ont visé des infrastructures civiles, notamment des installations pétrolières, des équipements publics et des zones résidentielles, provoquant des pertes matérielles importantes et constituant une menace directe pour la sécurité et la vie des civils.
Les ministres ont par ailleurs salué les efforts diplomatiques intensifs déployés par l’Union européenne, ses États membres et les pays du CCG avant ces attaques et souligné l’engagement des États du Golfe à ne pas permettre que leurs territoires soient utilisés comme plateformes pour lancer des attaques contre l’Iran.
Ils ont rappelé le droit légitime des pays du CCG, conformément à l’article 51 de la Charte des Nations Unies, de se défendre individuellement ou collectivement face aux attaques armées iraniennes. Ils ont affirmé le droit des États du Golfe à prendre toutes les mesures nécessaires pour défendre leur sécurité et leur stabilité, protéger leurs territoires, leurs citoyens et les résidents présents sur leur sol, dans le but de rétablir la paix et la sécurité internationales. Ils ont également rappelé la responsabilité du Conseil de sécurité des Nations Unies dans le maintien de la paix et de la sécurité internationales.
La déclaration conjointe indique par ailleurs que les ministres sont convenus de renforcer leurs efforts diplomatiques conjoints afin de parvenir à une solution durable empêchant l’Iran d’acquérir des armes nucléaires, mettant fin à la production et à la prolifération de missiles balistiques, de drones et d’autres technologies susceptibles de menacer la sécurité régionale et internationale, et permettant au peuple iranien de déterminer librement son avenir.
AK/Sf/APA







