L’Union africaine (UA) a réitéré son appel à la levée immédiate et sans condition des sanctions unilatérales imposées au Zimbabwe, estimant que ces mesures entravent le développement économique du pays et ses efforts d’intégration régionale.
Dans un communiqué publié au cours du week-end, le président de la Commission de l’UA, Mahmoud Ali Youssouf, a dénoncé les répercussions de ces restrictions sur l’accès du Zimbabwe aux systèmes financiers internationaux, aux investissements étrangers et à l’aide au développement.
Cet appel intervient dans un contexte de désaccords persistants entre Harare et plusieurs pays occidentaux au sujet des sanctions imposées au Zimbabwe. Les autorités zimbabwéennes et leurs partenaires régionaux estiment que ces mesures ont contribué aux difficultés économiques du pays.
Mahmoud Ali Youssouf a souligné que ces restrictions avaient freiné les investissements directs étrangers, renchéri le coût des activités économiques et réduit les possibilités pour le Zimbabwe d’accéder aux financements internationaux et à l’aide au développement.
Selon le président de la Commission de l’UA, ces mesures compromettent également les ambitions de développement du pays à l’horizon 2030, ainsi que ses engagements en matière de convergence macroéconomique et d’intégration régionale au sein de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC).
L’UA estime par ailleurs que le maintien de ces sanctions constitue un obstacle à la réalisation des objectifs de son Agenda 2063 et des Objectifs de développement durable des Nations unies.
L’organisation continentale a réaffirmé son engagement à soutenir les démarches du Zimbabwe en faveur de la levée de ces mesures, en coordination avec les pays d’Afrique australe.
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