À Addis-Abeba, le Conseil exécutif de l’UA engage des discussions stratégiques sur l’Agenda 2063, la ZLECAf et les mécanismes de financement du développement africain.
La 48e session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine (UA) s’est ouverte mercredi au siège de l’organisation à Addis-Abeba, en Éthiopie, sur un appel appuyé à l’unité continentale, à la gestion durable de l’eau et à l’accélération de l’intégration africaine.
La réunion de deux jours, qui rassemble les ministres des Affaires étrangères des États membres, se tient sous le thème de l’année 2026 de l’UA : « Assurer une disponibilité durable de l’eau et des systèmes d’assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 ».
Dans son allocution d’ouverture, le président de la Commission de l’UA, Mahmoud Ali Youssouf, a souligné le caractère vital de l’eau face aux perturbations climatiques, appelant à la considérer comme un bien collectif et un levier de paix et de coopération entre les États africains. Il a également fait le point sur les réformes institutionnelles en cours, notamment la mise en œuvre du plan stratégique 2024-2028.
Le responsable de la Commission s’est dit préoccupé par l’instabilité politique et les crises sécuritaires persistantes sur le continent, évoquant les menaces terroristes dans le Sahel et la Corne de l’Afrique, tout en saluant le retour à l’ordre constitutionnel du Gabon et de la Guinée.
Sur le plan économique, Mahmoud Ali Youssouf a mis en avant les avancées enregistrées dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), appelant à des mécanismes de financement innovants et à une implication accrue du secteur privé et de la société civile pour accélérer l’intégration continentale.
De son côté, le ministre angolais des Relations extérieures et président du Conseil exécutif, Téte António, a souligné le rôle moteur de l’Angola dans le cadre de sa présidence de l’UA, mettant en avant une diplomatie active en faveur de la paix, de la sécurité et du développement, en prélude au sommet de l’UA de 2026.
Le ministre éthiopien des Affaires étrangères, Gedion Timothewos, a pour sa part insisté sur les progrès réalisés dans la mise en œuvre de l’Agenda 2063 et la ZLECAf, tout en appelant à une unité renforcée face aux défis géopolitiques et aux changements inconstitutionnels de gouvernement.
Lors des sessions à huis clos, le Conseil exécutif examinera plusieurs rapports, procédera à des élections et nominations au sein des organes clés de l’UA et préparera les travaux de la prochaine session de l’Assemblée des chefs d’État et de gouvernement, prévue les 14 et 15 février.
La 48e session du Conseil exécutif réaffirme ainsi la volonté de l’Union africaine de renforcer la gouvernance continentale, de promouvoir la paix et la sécurité et d’accélérer le développement de l’Afrique.
AC/Sf/APA







