Un collectif de responsables libyens met en garde contre le «projet Boulos », une initiative jugée imposée de l’extérieur, et appelle à la mobilisation.
Le Rassemblement des dirigeants révolutionnaires libyens a rejeté le «projet Boulos», selon un communiqué diffusé récemment, dénonçant une proposition perçue comme une tentative d’imposer un arrangement politique sous influence étrangère. Le groupe estime que cette initiative ne reflète pas la volonté du peuple libyen, dans un contexte de blocage persistant du processus politique et de divisions institutionnelles.
Prolongeant cette prise de position, les signataires affirment que toute démarche visant à unifier le pays doit reposer sur un processus interne, «libre de toute ingérence étrangère ou pression internationale». Cette ligne souligne une volonté de réaffirmer le principe de souveraineté nationale, alors que plusieurs initiatives de médiation internationales restent en discussion pour relancer le dialogue politique.
Dans cette logique, le collectif met en garde contre toute disposition susceptible d’affecter le statut de la capitale Tripoli, évoquant le risque de la placer sous la tutelle d’arrangements politiques extérieurs. Une telle hypothèse est présentée comme une ligne rouge, dans un pays où la question du contrôle institutionnel et sécuritaire de la capitale demeure centrale.
Parallèlement, le groupe appelle à une mobilisation publique pour s’opposer à ce qu’il qualifie de projet imposé, exhortant ses partisans à manifester jusqu’à samedi. Cet appel intervient dans un climat déjà marqué par des tensions politiques et sécuritaires récurrentes, susceptibles d’alimenter de nouvelles frictions sur le terrain.
Dans le prolongement de ces avertissements, la déclaration insiste sur les risques que ferait peser toute initiative perçue comme attentatoire à la souveraineté ou à la stabilité de la capitale. Elle met en garde contre toute action pouvant compromettre la sécurité de Tripoli, alors que les équilibres internes restent fragiles et dépendants d’un consensus politique encore incertain.
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