Tripoli et la Banque mondiale ont engagé mercredi des discussions élargies pour structurer un partenariat technique centré sur la transformation de l’environnement des affaires et le lancement de l’agenda de coopération 2026.
Le Gouvernement d’union nationale (GUN) en Libye a indiqué que la rencontre, tenue à Tripoli avec une délégation de la Banque mondiale en visite depuis Washington, avait pour objectif d’examiner les pistes d’appui consultatif et technique permettant d’améliorer le climat d’investissement du pays.
Les échanges se sont inscrits dans le cadre du nouvel indice international « Business Ready », référence mondiale pour l’évaluation des réformes économiques et réglementaires. Selon la plateforme officielle du gouvernement, l’enjeu est d’attirer davantage d’investissements étrangers et de relancer une économie libyenne fragilisée par des années d’instabilité.
Conduite par Mohamed Al-Shahoubi, ministre des Finances par intérim et conseiller financier du Premier ministre, la délégation gouvernementale comprenait notamment Mustafa Al-Manaa, chef de l’équipe exécutive des initiatives présidentielles, ainsi que les ministres par intérim de la Planification, des Affaires sociales et du Pétrole et du Gaz.
Le président de la National Oil Corporation (NOC), le vice-ministre de l’Économie, le chef de l’Autorité générale des télécommunications, celui de l’Autorité des statistiques et du recensement, ainsi qu’un représentant du Bureau d’audit y ont également pris part, illustrant la dimension interministérielle du projet.
Les discussions ont porté sur les réformes prioritaires visant à moderniser les structures étatiques, à renforcer la transparence des données économiques, et à accélérer la transition numérique. Les deux parties ont convenu d’adopter une démarche axée sur la gestion par projets et programmes, ainsi que de créer des groupes de travail spécialisés réunissant l’ensemble des secteurs concernés, afin d’assurer une mise en œuvre coordonnée des réformes prévues en 2026.
La réunion a souligné que la coopération entre la Libye et la Banque mondiale se concentre sur l’appui technique et le conseil stratégique, conformément au rôle que l’institution exerce auprès de plusieurs pays, notamment dans le Golfe, comme l’Arabie saoudite, le Qatar ou les Émirats arabes unis.
Pour Tripoli, il s’agit de s’inscrire dans un modèle d’accompagnement destiné à consolider l’attractivité du pays et à remettre en mouvement des secteurs clés, au premier rang desquels l’énergie, les télécommunications et l’économie numérique.
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