Le Ghana a conclu un accord de défense avec l’Union européenne (UE) afin de renforcer sa lutte contre les groupes armés islamistes qui sèment la terreur dans les pays voisins.
Signé mardi à Accra par la chef de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, et la vice-présidente ghanéenne, Naana Jane Opoku-Agyemang, l’accord de défense entre le Ghana et l’UE vise à renforcer la coopération dans des domaines tels que le contre-terrorisme et la cybersécurité. La vice-présidente ghanéenne a souligné que le Ghana devient ainsi le premier pays africain à conclure ce type d’accord avec l’UE.
Selon les médias locaux, le Ghana a été relativement épargné par les violences des groupes armés, alors que la région ouest-africaine voisine connaît une forte activité des affiliés d’Al-Qaïda et du groupe État islamique (EI).
Lors de la conférence de presse conjointe, le coordinateur national de la sécurité, Osman Abdul Razak, a déclaré que cet accord « témoigne de la détermination de l’UE à soutenir les efforts du Ghana pour faire face aux nouvelles menaces, tant au niveau national que régional ». De son côté, Kaja Kallas a affirmé que l’UE soutient les pays d’Afrique de l’Ouest, comme le Ghana, dans la lutte contre le terrorisme, le renforcement de la sécurité des frontières et l’amélioration de la sécurité maritime.
Durant leur visite à Accra, les représentants européens ont remis à l’armée ghanéenne des drones, des systèmes anti-drones, des véhicules de déminage et des motos, afin de renforcer ses capacités opérationnelles.
Ces dernières années, Al-Qaïda et les groupes affiliés à l’État islamique ont étendu leur influence au Burkina Faso, au Niger et au Mali, tout en menant des attentats en Côte d’Ivoire, au Bénin, au Togo et au Nigeria.
GIK/fss/te/Sf/APA







