Dix-sept femmes candidates aux législatives du 27 décembre 2025 ont bénéficié, du 05 au 7 décembre 2025, à Abidjan, d’une formation du National democratic institute (NDI) afin d’être mieux outillées pour affronter ces joutes électorales.
La formation de 17 candidates aux législatives ivoiriennes, dont la clôture et la remise d’attestation ont eu lieu le dimanche 07 décembre 2025, a été facilitée par des experts, formateurs et formatrices venus d’Afrique et d’ailleurs. La session a porté sur l’élaboration des messages politiques, la stratégie de communication politique et l’utilisation des réseaux sociaux.
Pour Mme Rita Pascale Kwaminan, porte-parole des participantes et candidate indépendante à Yopougon (Abidjan), la plus grande commune du pays, la formation représente un « atout majeur » pour elles et leur permettra d’accroître le nombre de femmes élues au soir du 27 décembre 2025.
« Nous avons énormément appris et nous sortons de ces trois jours d’atelier suffisamment outillées. Nous pensons que nous sommes prêtes à affronter la campagne et qu’au soir du 27 décembre 2025, nous serons certainement des futures représentantes de la Nation, de nos circonscriptions à l’hémicycle pour porter plus haut la voix des populations », a-t-elle déclaré.
Pascale Rita a avoué que faire de la politique est « difficile et encore plus pour une femme » du fait d’être dans une société où des stéréotypes sont encore persistants. Pour elle, les femmes qui ont « osé et pris courage pour candidater à ces élections législatives de 2025 ont besoin d’un accompagnement ».
La porte-parole des participantes a salué cet accompagnement stratégique en termes de renforcement de capacités et de leadership. En plus de cet accompagnement, elle a appelé à une subvention financière de l’État pour les aider pendant cette campagne.
« Qui dit campagne électorale dit déplacement, moyens logistiques et tout ce qui est financement de meeting et autres. Plusieurs femmes n’osent pas venir en politique, pas parce qu’elles n’ont pas suffisamment de moyens », a défendu Rita Pascale.
Elle a soutenu que soutenir les femmes aux postes électifs, c’est investir dans « l’avenir d’un pays qui veut avancer, se moderniser et qui veut offrir à chaque citoyen et citoyenne un modèle de politique plus juste, plus représentatif, plus égalitaire, où il y a plus de justice sociale et d’égalité de chance ».
François Traoré, le directeur résident du NDI en Côte d’Ivoire, a fait savoir qu’au cours de ces journées « intenses et riches en activités », 40 femmes candidates titulaires issues des partis politiques et des candidatures indépendantes ont été outillées pour mener à bien la compétition électorale.
Il a rappelé que la formation a été structurée en deux cohortes de participantes, dont la première s’est tenue avec 26 participantes du 1er au 3 décembre 2025 et la seconde avec 17 participantes, s’est déroulée du 5 décembre au 07 décembre 2025.
Le directeur résident de NDI Côte d’Ivoire a estimé que l’insuffisance des ressources matérielles et le déficit de formation expliquent en partie le « faible » taux de représentativité du leadership féminin au sein de l’Assemblée nationale.
A travers cette formation, le NDI et le National Endowment for Democracy (NED) entendent apporter un soutien aux femmes pour contribuer à « inverser » cette tendance. François Traoré a, toutefois, salué « l’engagement des femmes pour leur accomplissement », en espérant que ce qu’elles ont appris sera mis en pratique pour la victoire le 27 décembre 2025.
Ibrahima Tiohozon Coulibaly, le directeur de l’Observatoire de la solidarité et de la cohésion sociale (OSCS), représentant la ministre de la Cohésion nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la pauvreté, a déclaré qu’avec cette formation, ces femmes, par leur engagement, viennent « poser une pierre essentielle dans la construction ‘une Côte d’Ivoire plus juste, plus inclusive ».
Cette session a pour but de faire en sorte que ces femmes représentent aujourd’hui « non pas une exception, mais un mouvement, non pas une présence symbolique, mais une force collective, pas seulement une participation timide, mais une transformation profonde », a-t-il lancé.
« Cette formation ne doit pas être une fin, mais plutôt un début, un engagement, voire une promesse. Une promesse que vous portez haut les valeurs de paix, de cohésion sociale, de justice et de solidarité et la promesse que vous représenterez dignement vos communautés », a conseillé Tiohozon Coulibaly.
AP/Sf/APA





