La ministre de la Cohésion nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la pauvreté, Myss Belmonde Dogo, a rencontré ce 15 septembre 2025, sur le terrain, des jeunes bénévoles pour la paix, à deux mois de l’élection présidentielle d’octobre 2025.
Myss Belmonde Dogo, la ministre ivoirienne de la Cohésion nationale avait à ses côtés le ministre de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique, Mamadou Touré, lors d’une visite, le 15 septembre 2025, auprès des bénévoles de la paix à Yopougon et Abobo (Abidjan), ainsi qu’à des femmes du Réseau des médiatrices de paix.
Cette visite a permis à ces membres du gouvernement de constater l’engagement des bénévoles et des médiatrices de paix, afin d’évaluer leurs actions sur le terrain et de les encourager dans leur mission de sensibilisation pour la paix en Côte d’Ivoire.
Formés dans le cadre du projet « Jeunes bénévoles pour la paix » du 19 au 27 août 2025, ces jeunes ambassadeurs de la paix sillonnent les 16 régions et les 2 Districts autonomes du pays pour sensibiliser les populations aux valeurs de citoyenneté, de vivre-ensemble, de solidarité, de cohésion sociale et de gestion pacifique des conflits.
Une note du ministère de la Cohésion nationale, de la solidarité et de la lutte contre la pauvreté renseigne que « les 16 régions et Districts sont ceux ciblés comme zones d’intérêt, c’est-à-dire, des zones plus ou moins chaudes en période électorale. »
La visite a débuté au quartier Camp militaire de Yopougon, une commune dans l’Ouest d’Abidjan, où les deux ministres se sont rendus notamment au marché et sur un espace public dudit quartier pour observer la campagne de sensibilisation de masse menée par les médiatrices de paix.

À cette occasion, Awa Ba, la présidente des médiatrices de paix de Yopougon, a signifié aux autorités l’intérêt que portent les femmes à ces campagnes de sensibilisation, dans un contexte pré électoral marqué par des tensions, à deux mois de l’élection présidentielle ivoirienne d’octobre 2025.
« La culture de la paix, c’est aussi notre affaire. C’est pourquoi nous ne cessons pas de faire comprendre aux femmes que leur concours dans la culture de la paix est essentiel pour le développement de notre pays », a-t-elle déclaré.
La ministre Belmonde Dogo les a encouragées et félicitées pour leur engagement en faveur de la paix dans leurs zones d’intervention, indiquant que « c’est un challenge pour vous et pour nous de faire en sorte qu’on ait une élection apaisée ».
Elle a salué le travail « remarquable » qu’elles accomplissent depuis plusieurs années, un engagement qui, selon elle, leur a valu le Prix d’Excellence 2025 du Meilleur artisan de la paix et de la cohésion sociale.
« L’un des fondements de la cohésion sociale, c’est l’alliance interethnique. Notre diversité ethnique est une richesse pour la Côte d’Ivoire et il est de notre devoir de la promouvoir. Nous devons prendre le pari de faire comprendre à nos enfants que la violence ne doit pas être utilisée comme moyen d’expression dans ce contexte électoral », a souligné la ministre Belmonde Dogo.

Pour la ministre, l’enjeu majeur de cette campagne nationale demeure la « stabilité » de la Côte d’Ivoire. De ce fait, elle a exhorté les bénévoles à ne pas se servir des différences comme prétexte pour reproduire des pratiques qui ne doivent plus avoir cours dans le pays.
Les autorités ont assisté à une causerie animée par les bénévoles de la paix autour des notions de citoyenneté. Cette rencontre a permis aux jeunes de mieux cerner leurs prérogatives, mais surtout leurs obligations.
Le ministre chargé de la Promotion de la jeunesse, M. Mamadou Touré, les a interpellés sur les dérives liées à la liberté d’expression et les a exhortés à rejeter toute forme de manipulation susceptible de fragiliser la cohésion sociale.
La visite s’est poursuivie au quartier Sogephia, à Abobo une commune dans le nord d’Abidjan, en présence de la présidente du Sénat ivoirien, Mme Kandia Camara, également maire d’Abobo.
A l’endroit des jeunes bénévoles pour la paix de la commune, la ministre Belmonde Dogo a insisté qu’il ne faut pas se laisser « manipuler par personne », les invitant à prêcher partout les messages de paix afin de faire de leur sone, la commune d’Abobo, une cité paisible.
AP/Sf/APA






