La 1ère édition du Salon du crédit et du financement de Côte d’Ivoire (SCRED) a été officiellement lancée, ce vendredi 21 novembre 2025, autour du thème : « Accès au crédit : moteur essentiel pour le développement des entreprises et de l’économie ivoirienne. »
Le Salon du crédit, une première en Côte d’Ivoire, qui se déroule du 21 au 22 novembre 2025, est consacré aux solutions de crédits et aux mécanismes de financement. Il vise à promouvoir l’inclusion financière : faciliter l’accès au crédit et au financement pour les entreprises et les particuliers.
Il a également pour objectif d’encourager l’innovation financière, de présenter les dernières innovations financières mondiales et locales, de favoriser les échanges, d’offrir une plateforme de networking entre professionnels du secteur financier, ainsi qu’aux investisseurs et entrepreneurs.
À l’ouverture de cette première édition, le commissaire général, Fabrice Olivier Tano, a indiqué que le salon s’inscrit dans l’ambition de faire « du financement un véritable levier de développement inclusif, durable et innovant ».
Dans un contexte marqué par des défis économiques majeurs et où la mobilisation des ressources et l’accès facilité au crédit sont plus que jamais des priorités nationales, le SCRED se positionne comme un cadre de rencontre entre les acteurs clés du financement : établissements bancaires, institutions de microfinance, assureurs, FinTech, investisseurs, PME et porteurs de projets.
Le salon se veut également une plateforme qui permette aux institutions financières présentes sur le territoire ivoirien de rencontrer les populations et de présenter leurs différents types de financements.
« Notre plateforme, qu’on appelle aujourd’hui le SCRED, est un lieu de rencontre de toutes les parties prenantes, tant ceux qui ont besoin du crédit que de ceux qui ont la capacité de financer » des projets, a déclaré Fabrice Tano.
Il a relevé, en outre, que ce salon est un espace de réflexion, de dialogue et de perspectives, mais aussi un cadre d’opportunités pour créer des « passerelles » entre l’offre et la demande de crédit, pour favoriser la transparence et renforcer la confiance entre les différentes parties prenantes.
Le commissaire général a souligné, par ailleurs, que les activités qui rythmeront ces deux jours du salon, sont pensées pour aborder les grandes problématiques de l’écosystème du financement, notamment comment rendre le crédit plus accessible aux jeunes, aux femmes et aux PME.
Fabrice Tano a rappelé que le défi du financement ne concerne pas seulement les institutions financières, mais concerne tout un chacun, car, dira-t-il, derrière chaque demande de crédit, il y a « un projet de vie, un rêve d’entrepreneuriat, un espoir de croissance, et c’est à cette aspiration que le SCRED veut répondre ».
Il a invité les participants à vivre « pleinement » cette première édition, à échanger, à nouer des partenariats et à proposer des solutions. Le salon abordera les questions d’innovation pour renforcer l’inclusion financière et les leviers pour faire du financement un outil de transformation structurelle de l’économie.
Saâd El Hamzaoui, le président de la Chambre de commerce et d’industrie marocaine en Côte d’Ivoire (CCIMCI), s’est réjoui de participer à ce salon qui aborde une thématique « fondamentale » pour le tissu économique.
Pour lui, une entreprise sans financement est « une idée qui peine à devenir un projet, et un projet qui peine à devenir une réalité est une réalité qui peine à se transformer en croissance. Nous devons donner à nos entreprises les moyens de leurs ambitions. »
« Le crédit n’est pas un risque quand il est bien structuré, c’est une opportunité de croissance, d’innovation et de création d’emplois », a soutenu Saâd Hamzaoui, affirmant qu’il est temps « d’élargir encore davantage le pont entre le capital et la création de valeurs locales. »
Un partenariat « renforcé » entre la Côte d’Ivoire et le Maroc, à travers des programmes conjoints de financement, des guichets mixtes d’appui et un meilleur accompagnement des porteurs de projets peut favoriser une meilleure bancarisation économique des jeunes entreprises, a-t-il ajouté.
« Notre souhait est que, conjointement avec nos frères ivoiriens, nous fassions en sorte que chaque entreprise, quelle que soit sa taille, puisse trouver des ressources pour croître, innover et transformer », a confié Saâd Hamzaoui.
Saâd Hamzaoui a réitéré l’engagement de son institution à travailler avec les autorités ivoiriennes, les institutions financières et les opérateurs privés pour faire du « crédit un outil de développement et non un obstacle », car, selon lui, « le financement bien orienté, bien encadré, bien distribué est un moteur » de croissance économique.
Durant ces deux jours, le salon sera marqué par des panels, des ateliers spécifiques et le pitch de projets. Il propose des conférences, des ateliers pratiques, des sessions de networking et des démonstrations de solutions Fintech.
Les participants pourront également découvrir les opportunités de financement offertes par les banques, les institutions de microfinance et les Fintechs
AP/Sf:APA







