Le Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), formation politique de l’ancien président Laurent Gbagbo, a vigoureusement dénoncé ce jeudi 15 octobre 2026 les procédures judiciaires et les détentions ciblant ses dirigeants.
Lors d’une déclaration publique, le président exécutif du parti, Léon Emmanuel Monnet, a qualifié ces actions de manœuvres d’étouffement de l’opposition et a exigé la libération immédiate de toutes les personnes qu’il considère comme des détenus politiques.
Selon les déclarations de Léon Emmanuel Monnet, plus de 1 600 personnes ont été incarcérées dans les prisons ivoiriennes depuis l’élection présidentielle d’octobre 2025. Le chef exécutif du PPA-CI a déploré des conditions de détention qu’il juge « humainement intenables » et a fait état de cinq décès en détention dont les causes restent à établir.
Le parti souligne que la majorité de ces personnes sont placées en détention préventive. Parmi les figures de la direction du parti formellement citées figurent Justin Koné Katinan ; Damana Adia Pickass ; Koné Boubacar, Dosso Charles Rodel.
Le PPA-CI s’insurge également de l’interpellation de Douhoré Dahi Nestor (déjà incarcéré), de Kéké Joël et de Lasm Ny Blaise. Il dénonce une dynamique d’affaiblissement de sa direction, illustrée par la mise sous contrôle judiciaire du ministre Sébastien Dano Djédjé, le 12 octobre 2026, par la section antiterroriste du Tribunal de première instance d’Abidjan.
De plus, le parti rapporte que cinq autres cadres sont convoqués devant le 8ᵉ cabinet de cette même section antiterroriste entre le 15 et le 23 octobre 2026, à savoir Daniel Billaud Zéréhoué, l’ambassadeur Emmanuel Ackah, Justin Koua (déjà sous contrôle judiciaire), Nestor Douhoré Dahi et Fabrice Lago.
La formation politique de l’ancien président Laurent Gbagbo critique également le non-respect, selon elle, de la loi n° 2005-201 du 16 juin 2005 fixant le statut des anciens membres du gouvernement et présidents d’institution.
Le président exécutif a par ailleurs rappelé la convocation restée sans suite de l’ancien président Laurent Gbagbo ainsi que les menaces d’arrestation évoquées par le procureur le 15 septembre dernier contre la porte-parole du parti, Me Habiba Touré.
Face à ce climat qu’il estime préjudiciable à la paix sociale, le PPA-CI qualifie ces agissements d’« antidémocratiques » et demande leur cessation immédiate.
Le parti de l’opposition appelle le gouvernement ivoirien à recréer urgemment les conditions d’un dialogue politique inclusif pour sortir la Côte d’Ivoire des crises successives. Tout en réaffirmant sa préférence pour la concertation et le dialogue républicain, la direction a invité ses militants et sympathisants à garder leur calme et à rester à l’écoute des consignes de leur référent politique.
AP/APA





