La sécurité maritime n’est plus seulement appréhendée comme une question de protection des frontières et des espaces souverains dans l’océan Indien. Elle est désormais placée au cœur des stratégies de développement de l’économie bleue, à la faveur d’un Séminaire interparlementaire ouvert à Port-Louis, auquel prend part une délégation de l’Assemblée de l’Union des Comores conduite par son vice-président, l’honorable Milissane Hamdia.
Organisé dans le cadre de la coopération entre la Commission de l’océan Indien (COI) et l’Association des Parlements des États membres de la COI (AP-COI), un séminaire réunit des parlementaires de la région autour du thème « La Souveraineté et le Développement de l’Economie à travers une sécurité Maritime renforcée ».
Le choix de ce thème traduit les interdépendances croissantes entre sécurité, souveraineté et développement dans un espace où la mer constitue à la fois un territoire stratégique, une voie de communication et une importante source de ressources.
La sécurité maritime au service du développement
Dans l’océan Indien, la sécurisation des espaces maritimes constitue un préalable à la protection des activités économiques qui dépendent directement ou indirectement de la mer.
Pêche, transport maritime, tourisme, exploitation durable des ressources marines et autres activités de l’économie bleue figurent parmi les secteurs susceptibles de bénéficier d’un environnement maritime mieux sécurisé et davantage coordonné entre les États.
Les discussions de Port-Louis permettent ainsi d’aborder la sécurité maritime sous un angle transversal, en mettant en relation la protection des espaces maritimes avec les perspectives de développement durable des États insulaires.
Cette approche revêt une importance particulière pour les Comores, un archipel dont les activités économiques et les perspectives de développement sont fortement liées à son environnement maritime.
Le séminaire constitue également une plateforme de dialogue sur les défis communs auxquels sont confrontés les pays insulaires de l’océan Indien. Les représentants parlementaires sont notamment appelés à partager leurs expériences et à réfléchir au renforcement des mécanismes de coopération régionale en matière de gouvernance maritime, de protection des ressources et de développement de l’économie bleue.
Le rôle des parlements apparaît, dans ce contexte, comme un élément important de la construction d’approches communes. Par le dialogue entre législateurs, les États membres de la COI peuvent confronter leurs expériences et contribuer à rapprocher leurs réponses institutionnelles face aux problématiques qui dépassent les frontières nationales.
La présence de la délégation comorienne à Port-Louis illustre la volonté de l’Assemblée de l’Union des Comores de prendre part aux réflexions régionales portant sur l’avenir de l’espace maritime indianocéanique.
La coopération entre la COI et l’AP-COI offre, à cet égard, un cadre pour renforcer la dimension parlementaire de l’intégration régionale et favoriser des échanges réguliers sur les questions stratégiques qui concernent les États membres.
À Port-Louis, l’enjeu dépasse donc la seule sécurité maritime. Il s’agit également de réfléchir aux conditions permettant aux États de mieux protéger leur souveraineté maritime tout en valorisant durablement les ressources de l’océan.
Pour les parlementaires réunis à Maurice, la sécurité maritime, la gouvernance des espaces océaniques et l’économie bleue apparaissent ainsi comme des composantes complémentaires d’une même ambition régionale : faire de l’océan Indien un espace de coopération capable de soutenir durablement le développement des États insulaires.
TE/Sf/APA





