Experts, chercheurs et acteurs engagés se sont réunis à Dakar, ce jeudi 25 septembre 2025, pour un colloque consacré aux mutations démocratiques et sécuritaires qui traversent l’Afrique de l’Ouest.
En colloque à Dakar le 25 septembre, experts, chercheurs et acteurs engagés ont pu débattre des enjeux cruciaux qui touchent la région ouest-africaine, pour renforcer les initiatives portées par la société civile face à un contexte complexe.
L’Afrique de l’Ouest fait face à de profondes mutations démocratiques et sécuritaires, marquées par des crises politiques récurrentes, des conflits armés persistants et une instabilité grandissante. Ces défis fragilisent la gouvernance et la cohésion sociale dans la région, tout en imposant une grande résilience aux sociétés civiles et aux institutions.
C’est précisément dans ce contexte, où les enjeux sont multiples et cruciaux, que se déroule ce jeudi 25 septembre à Dakar une journée de réflexion réunissant chercheurs, experts et acteurs engagés. Autour de la thématique centrale « L’évolution des think tanks en Afrique de l’Ouest face aux mutations démocratiques et sécuritaires », cette rencontre célèbre les dix ans d’existence d’un think tank citoyen né en 2015.
Ce nom, WATHI, qui signifie « temps » en bambara, langue locale du Mali, symbolise l’urgence mais aussi la durée nécessaire pour accompagner les profondes transformations de la région. Cette organisation s’attache à produire et diffuser des savoirs accessibles, à formuler des propositions concrètes, et à promouvoir une citoyenneté active capable de porter les changements indispensables.
Gilles Olakounlé Yabi, fondateur et directeur exécutif, a souligné lors du colloque l’importance de la réflexion collective : « Nous avons besoin des think tanks pour réfléchir, pour nous sortir de cette ornière, nous sortir de cette impasse dans laquelle certains veulent nous convier. Aujourd’hui, il nous faut rester optimistes quant à la capacité des hommes et des femmes de surmonter les épreuves actuelles. »
L’Afrique de l’Ouest est confrontée à de graves défis : la crise sécuritaire au Sahel qui se propage au Mali, Burkina Faso, Niger, la déstabilisation politique et institutionnelle, ainsi qu’une défiance croissante de la population envers les institutions étatiques. Ces facteurs fragilisent la cohésion sociale et remettent en question les avancées démocratiques.
Appel à l’unité face aux défis sécuritaires de la région

Abdoulaye Bathily, envoyé spécial pour le Sahel, a ouvert le colloque en insistant sur la responsabilité collective face à ces crises : « Ce qui se joue aujourd’hui, c’est le contexte dans lequel vivront nos enfants. Il ne s’agit pas de savoir qui va gagner ou perdre, mais de prendre conscience de l’importance d’œuvrer à la stabilité et à la paix. »
Il a exprimé son optimisme au regard des sessions de consultation en cours menées par la CEDEAO, visant à préparer un sommet stratégique : « Personnellement, je suis un optimiste. Le monde réussira, les peuples réussiront à transcender cette période sombre de l’histoire. »
SS/Sf/APA







