Chargé par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, le Premier ministre a présidé, lundi à Alger, l’ouverture du séminaire des chefs de centres consulaires, organisé au siège du ministère des Affaires étrangères. La rencontre, qui s’est tenue du 2 au 4 février 2026, a réuni 43 responsables consulaires appelés à évaluer l’action consulaire et à en « renforcer l’efficacité », selon les autorités.
Présentée comme un rendez-vous stratégique, cette conférence intervient plus de vingt ans après la première édition de 2002. Pour le gouvernement, ce délai justifie la nécessité de dresser un bilan et d’adapter les dispositifs aux mutations de la diaspora algérienne. Dans les faits, cette périodicité interroge sur la capacité des autorités à assurer un suivi continu et structuré d’un dossier pourtant régulièrement mis en avant dans le discours officiel.
Dans son allocution, le Premier ministre a insisté sur l’attention « particulière » portée par l’État à la communauté nationale à l’étranger, qualifiée de composante « authentique » de la Nation. Il a mis en avant l’élargissement du réseau consulaire et le renforcement des services, sans toutefois dresser un état précis des dysfonctionnements persistants souvent dénoncés par les ressortissants, notamment en matière de délais, d’accès aux documents administratifs ou de protection sociale.
L’ancrage constitutionnel de la protection des Algériens de l’étranger, régulièrement rappelé par les autorités depuis la révision de la Constitution de 2020, a de nouveau été invoqué comme cadre juridique de référence. Si ce socle normatif est mis en avant, les modalités concrètes de sa traduction dans l’action quotidienne des consulats restent largement dépendantes des moyens humains, financiers et organisationnels alloués sur le terrain.
Les travaux accordent une place centrale à la décision présidentielle du 11 janvier 2026 relative à la régularisation de la situation des Algériens en situation de précarité ou de non-régularité à l’étranger. Présentée comme une « preuve supplémentaire » de l’engagement des autorités, cette mesure suscite toutefois des interrogations quant à ses conditions d’application, à son calendrier effectif et à la capacité des postes consulaires à en assurer le suivi opérationnel.
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