Les producteurs de coton de Bémian dans la province du Logone occidental au sud du Tchad, demandent une revalorisation du prix d’achat du coton afin d’améliorer leurs conditions de vie et de travail.
La revendication des cotonculteurs tchadiens pour pour des prix plus rémunérateurs a été exprimée lors d’une rencontre avec une délégation de la Cotontchad Société nouvelle (SN), conduite par son directeur général adjoint, Abdelkerim Banda Ebiré. La mission visait à échanger avec les groupements de producteurs sur les modalités de paiement et à désamorcer les tensions liées aux retards constatés.
Selon Abdelkerim Banda Ebiré, la Cotontchad demeure une entreprise nationale soutenue par son partenaire OLAM. Il a invité les producteurs à améliorer leurs rendements afin de bénéficier des subventions de l’État, tout en assurant que des mesures ont été prises pour garantir la disponibilité des fonds et éviter les retards de paiement.
La délégation a également insisté sur le respect des bonnes pratiques agricoles, notamment l’utilisation appropriée des engrais et l’évacuation rapide du coton afin de prévenir son déclassement. Les femmes ont été encouragées à se regrouper en associations pour accéder à des mécanismes de soutien communautaire.
Malgré ces assurances, les producteurs dénoncent la lenteur des paiements, qu’ils estiment décourageante. « Nous récoltons en janvier et nous sommes payés pendant la saison des pluies. Entre-temps, nous faisons face à la faim », a confié Djédalar Amon, membre du groupement Kosguelnan.
Les cotonculteurs pointent également la hausse du coût des intrants, fixé à 21 000 FCFA, alors que le prix du coton reste stable à 280 FCFA le kilogramme. Une situation jugée déséquilibrée par les producteurs, qui estiment que leurs marges se réduisent d’année en année.
Outre la revalorisation du prix du coton, les producteurs réclament la mise à disposition des intrants avant le démarrage de la campagne agricole. Ils espèrent que leurs doléances seront prises en compte afin de préserver la filière coton, considérée comme un pilier de l’économie rurale du Logone occidental.
RNK/Sf/APA







