L’État togolais a réalisé, ce vendredi, une opération d’émission de bons et d’obligations du Trésor, dépassant son objectif initial grâce à une demande régionale près de quatre fois supérieure à l’offre.
Le Togo a conclu avec succès son adjudication du 29 mai 2026. Selon le compte rendu publié par UMOA-Titres, l’État a levé 27,5 milliards de FCFA, soit 2,5 milliards de plus que l’objectif annoncé de 25 milliards, à travers trois instruments : un bon assimilable du Trésor (BAT) à 364 jours et deux obligations assimilables du Trésor (OAT) à 3 et 5 ans.
La demande globale a atteint 93,4 milliards de FCFA, portant le taux de couverture à 373,72 %, un niveau particulièrement élevé qui témoigne de l’attractivité de la signature togolaise sur le marché régional.
La sélectivité de l’émetteur est toutefois restée de mise. Avec un taux d’absorption de seulement 29,43 %, Lomé a rejeté la grande majorité des soumissions afin de maîtriser ses conditions d’emprunt. Les BAT à 364 jours ont été intégralement écartés, l’État concentrant ses retenues sur les maturités plus longues.
Les OAT à 5 ans ont été intégralement absorbées (100 %), avec un rendement moyen pondéré de 7,16 %, tandis que les OAT à 3 ans affichent un rendement de 6,56 % pour un taux d’absorption limité à 22,71 %.
Du côté des souscripteurs, la Côte d’Ivoire s’impose comme le principal investisseur régional avec 15,905 milliards de FCFA retenus, devant le Togo (2 milliards), le Sénégal (6,425 milliards sur les OAT à 5 ans) et le Mali (1,6 milliard). Les titres prendront valeur le 1er juin 2026.
ARD/te/Sf/APA







