Le ministre nigérian de l’Information et de l’Orientation nationale, Mohammed Idris, a affirmé que le Nigéria passait d’une phase de réformes et de stabilisation économique à une étape axée sur la croissance, la production et une prospérité plus largement partagée.
« Aujourd’hui, le Nigéria passe de la réforme et de la stabilisation à la croissance, à la production et à une prospérité partagée », a déclaré le ministre nigérian de l’Information et de l’Orientation nationale.
S’exprimant jeudi à Abuja, lors d’une conférence de presse mondiale organisée à l’occasion du 66e anniversaire de l’indépendance du pays, Mohammed Idris a déclaré que l’administration du président Bola Tinubu avait hérité, il y a trois ans, d’importants défis structurels et budgétaires, et avait choisi de s’attaquer à ce qu’il a qualifié de distorsions économiques de longue date.
Il a reconnu que ces réformes avaient eu un coût réel pour les Nigérians, tout en assurant que les indicateurs économiques récents montraient des signes d’amélioration,
Selon lui, la croissance du produit intérieur brut (PIB) se renforce, la position extérieure du pays s’est améliorée, les capacités nationales de raffinage se sont accrues et les investissements ainsi que les activités productives gagnent en dynamisme.
Il a estimé que le principal défi consistait désormais à traduire ces progrès en améliorations concrètes pour les populations, notamment à travers la création d’emplois, l’augmentation des revenus, un meilleur accès à l’éducation et au crédit, la baisse des coûts et l’élargissement des opportunités économiques.
M. Idris a indiqué que le gouvernement poursuivait ces objectifs au moyen d’investissements dans les infrastructures, l’agriculture, l’éducation, le crédit à la consommation, les compétences numériques, l’énergie et l’entrepreneuriat, dans le cadre du programme « Renewed Hope ».
Il a notamment cité les prêts étudiants, les mécanismes de crédit à la consommation, les grands projets autoroutiers ainsi que les réformes dans les secteurs de l’agriculture, de l’élevage, des minerais solides, du pétrole et du gaz, destinés à stimuler la production et la transformation locales.
« Le principe est simple : le Nigéria doit produire davantage ce qu’il consomme, transformer ce qu’il extrait et créer des opportunités à partir de ses abondantes ressources humaines et naturelles », a-t-il souligné.
Le ministre a toutefois estimé que les progrès économiques ne pouvaient être durables sans sécurité, justice et cohésion nationale. Il a assuré que le gouvernement poursuivait le renforcement de l’architecture sécuritaire du pays, tout en rappelant que l’exercice de l’autorité de l’État devait demeurer conforme à la loi.
Évoquant le rôle des médias et des citoyens, M. Idris a affirmé que la construction nationale relevait d’une responsabilité partagée, appelant le gouvernement à communiquer avec transparence et à rendre des comptes, tandis que les médias devaient respecter les principes d’exactitude, d’équité, d’équilibre et de vérification des informations.
Il a également insisté sur l’importance d’une information fiable pour permettre aux citoyens de faire des choix démocratiques éclairés.
« Alors que nous célébrons 66 ans d’indépendance, nous devons également reconnaître que la construction nationale est une responsabilité collective », a-t-il déclaré.
Selon lui, le Nigéria a accompli des progrès, mais demeure confronté à des défis importants. Il a ajouté que la responsabilité de l’actuelle administration était de laisser un pays « plus prospère, plus sûr, plus uni et plus confiant » que celui dont elle a hérité.
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