Le Fonds monétaire international (FMI) a relevé ses prévisions de croissance pour le Zimbabwe en 2025, saluant une reprise plus dynamique que prévu, portée par de solides performances dans les secteurs agricole et minier.
L’annonce d’une amélioration des perspectives de l’économie zimbabwéenne intervient à l’issue d’une mission d’une semaine à Harare, dirigée par Wojciech Maliszewski, qui s’est achevée le 5 novembre.
Selon M. Maliszewski, le Zimbabwe devrait suivre une trajectoire économique plus résiliente, soutenue par la baisse continue de l’inflation et la stabilité du taux de change.
« La reprise économique du Zimbabwe en 2025 s’annonce plus vigoureuse que prévu, grâce à la croissance de la production agricole et aux bons résultats du secteur minier. L’inflation poursuit sa décélération, appuyée par un taux de change stable. L’économie devrait maintenir cette dynamique en 2026 », a déclaré le chef de mission du FMI.
Cette révision marque une inflexion notable par rapport aux projections antérieures, jusque-là prudentes en raison des pressions budgétaires et des risques inflationnistes persistants.
L’amélioration des perspectives reflète notamment les progrès enregistrés dans la production alimentaire et les exportations minières, en particulier celles d’or et de lithium, qui ont renforcé les entrées de devises et contribué à la stabilisation économique.
Au cours de leur séjour, les représentants du FMI ont rencontré le ministre des Finances, Mthuli Ncube, le gouverneur de la Banque centrale, John Mushayavanhu, ainsi que plusieurs acteurs du secteur privé.
Les discussions ont porté sur l’élaboration du cadre budgétaire 2026, avec un accent sur l’équilibre entre recettes et dépenses et sur la prévention des arriérés de paiement.
Le FMI a exhorté les autorités à adopter des projections de recettes réalistes et à améliorer la gestion des dépenses publiques, afin de renforcer la résilience des finances de l’État.
La mission a également examiné la demande du Zimbabwe d’un programme de suivi du personnel (Staff Monitored Programme), destiné à appuyer les réformes visant à consolider la stabilité macroéconomique.
« Le personnel du FMI est prêt à reprendre les discussions dès que des progrès seront observés sur les principales priorités politiques identifiées lors des consultations de l’article IV, notamment l’alignement du budget 2026 sur l’objectif de stabilité macroéconomique », a ajouté M. Maliszewski.
Cette révision positive des perspectives économiques devrait renforcer la confiance des investisseurs et favoriser le rapprochement du Zimbabwe avec les institutions financières internationales.
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