L’Administration fiscale sud-africaine (SARS) a finalisé les dispositions juridiques et opérationnelles permettant la mise en œuvre du régime temporaire de droits de douane nuls accordé par la Chine aux exportations africaines éligibles.
À partir du 1er juin, l’Administration fiscale sud-africaine (SARS) commencera à délivrer les certificats d’origine nécessaires aux exportateurs sud-africains pour bénéficier des préférences tarifaires prévues dans le cadre du programme unilatéral lancé par Pékin en faveur des pays africains entretenant des relations diplomatiques avec la Chine.
Dans un communiqué publié dimanche, le commissaire du SARS, Johnstone Makhubu, a précisé que les certificats seront délivrés de manière rétroactive pour les marchandises admissibles expédiées ou dédouanées depuis le 1er mai 2026.
Annoncé par la Chine en février dernier, ce dispositif vise à renforcer les échanges commerciaux avec le continent africain en facilitant l’accès de certains produits au marché chinois sans droits de douane.
Pour accélérer les procédures, le SARS a adopté un modèle simplifié et imprimable de certificat d’origine, permettant aux exportateurs de justifier rapidement l’origine de leurs marchandises et de bénéficier des avantages tarifaires.
Durant la phase transitoire, les entreprises pourront également fournir une garantie aux autorités douanières chinoises lorsque le certificat n’est pas encore disponible. Celle-ci sera remboursée dès la présentation d’un document valide.
L’administration fiscale souligne toutefois que l’exonération ne s’applique pas automatiquement à tous les produits. Les exportateurs devront respecter les règles d’origine fixées par la Chine et fournir l’ensemble des documents exigés.
Le SARS invite ainsi les entreprises concernées à vérifier l’éligibilité de leurs produits auprès de leurs partenaires commerciaux chinois et à se conformer strictement aux procédures afin d’éviter tout retard ou refus d’accès au dispositif.
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