Le gouvernement gambien a enregistré un déficit budgétaire brut de 1,22 milliard de dalasis à la fin septembre 2025, selon un rapport de performance budgétaire publié ce jeudi et parvenu à APA.
Le rapport de performance budgétaire élaboré par l’Unité de suivi et de rapportage de la Direction du budget du ministère gambien des Finances et des Affaires économiques, révèle que les recettes totales ont atteint 21,70 milliards de dalasis à fin septembre 2025, tandis que les dépenses gouvernementales se sont élevées à 22,93 milliards de dalasis.
Les recettes fiscales se sont établies à 18,15 milliards de dalasis, soit 86 % de l’objectif annuel, marquant une augmentation de 37 % par rapport à l’année précédente. Cette performance s’explique principalement par la croissance des taxes sur les profits, la propriété et le commerce international.
En revanche, les revenus non fiscaux ont chuté de 19 % en glissement annuel, totalisant 3,56 milliards de dalasis, soit seulement 45 % de la cible annuelle.
Les dépenses dominées par les salaires et le service de la dette
Les émoluments du personnel ont connu une hausse spectaculaire de 37 %, atteignant 7,15 milliards de dalasis, reflétant les récentes réformes salariales dans la fonction publique avec une augmentation d’environ 30 % des salaires.
Le paiement des intérêts de la dette a représenté une charge importante de 4,69 milliards de dalasis, en hausse de 31 % comparé à l’année précédente, avec une croissance de 34 % des intérêts de la dette intérieure.
L’éducation de base et secondaire constitue le deuxième poste de dépenses le plus important avec 4,37 milliards de dalasis (19 % du total), après le service de la dette (20 %). La santé absorbe 9 % des dépenses totales avec 1,95 milliard de dalasis, tandis que le ministère de l’Intérieur représente 7 % avec 1,71 milliard de dalasis. Les dix principaux postes budgétaires ont consommé 83 % des dépenses totales.
Face à ce déficit, le ministère des Finances recommande le renforcement de la collecte des revenus, le contrôle de la croissance des dépenses, particulièrement dans le service de la dette et les coûts récurrents, ainsi que le découragement des transactions financières hors système.
Le déficit a été financé principalement par des emprunts intérieurs et la Facilité élargie de crédit (FEC).
ARD/Sf/APA







