La Tanzanie a renforcé les contrôles sanitaires aux points d’entrée de son territoire, notamment après la confirmation d’un septième cas de maladie à virus Bundibugyo en République démocratique du Congo (RDC), voisine du pays, et la détection d’un cas au Kenya chez un patient en provenance de la RDC.
Dans une note d’information publiée au cours du week-end, le ministère tanzanien de la Santé a annoncé que tous les voyageurs entrant dans le pays par voie aérienne, terrestre ou maritime devront remplir un formulaire de surveillance sanitaire en ligne avant leur départ ou à leur arrivée.
Les nouvelles dispositions prévoient également un contrôle sanitaire aux frontières, comprenant notamment la prise de température. Les voyageurs présentant des symptômes suspects d’Ebola ou d’autres maladies infectieuses seront pris en charge conformément aux protocoles nationaux de dépistage.
Les personnes considérées comme présentant un risque élevé devront, pour leur part, faire l’objet d’un suivi sanitaire quotidien pendant 21 jours. Ce dispositif reposera notamment sur des messages automatisés et d’autres moyens de communication, y compris après leur départ du territoire tanzanien.
Selon le ministère, ces mesures visent à renforcer la surveillance sanitaire face aux risques de propagation transfrontalière de la maladie à virus Ebola. Elles s’inscrivent dans le cadre du Règlement sanitaire international de 2005, tel que modifié en 2024, et de la loi tanzanienne de 2009 sur la santé publique.
Les voyageurs sont invités à renseigner des informations exactes sur le portail sanitaire officiel et à conserver leur code QR de confirmation ou leur numéro de référence, susceptibles d’être vérifiés par les agents sanitaires aux points d’entrée.
Le ministère a également appelé les voyageurs et les opérateurs de transport à respecter les mesures de prévention des infections, notamment le lavage régulier des mains, l’utilisation de solutions désinfectantes et la limitation des contacts physiques non nécessaires.
En outre, les véhicules et les navires susceptibles d’avoir été contaminés par un cas suspect, ou ayant transporté des marchandises ou des dépouilles humaines associées à Ebola ou à une autre maladie infectieuse, seront soumis à une décontamination aux points d’entrée, précise la note signée par la secrétaire permanente du ministère de la Santé, Grace Magembe.
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