La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et la Confédération des États du Sahel (AES) ont convenu, samedi 17 octobre à Dakar, de mettre en place des groupes de travail thématiques conjoints afin de poursuivre les discussions sur leurs futures relations.
Ces groupes seront chargés de conduire les travaux techniques devant aboutir à la conclusion d’un accord-cadre de coopération entre les deux organisations, selon le communiqué conjoint publié à l’issue de leurs premières négociations formelles.
Les résultats de ces travaux seront soumis à l’examen des ministres avant la prochaine session ministérielle. La date et le lieu de cette rencontre seront fixés ultérieurement par voie diplomatique.
Cette initiative intervient après le retrait officiel du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la CEDEAO, devenu effectif le 29 janvier 2025. Les trois pays ont depuis renforcé leur coopération au sein de l’AES, devenue une Confédération en juillet 2024. La définition de leurs relations avec les autres États ouest-africains demeure toutefois un enjeu juridique et institutionnel.
Coopération
En prélude à la rencontre de Dakar, les deux parties avaient élaboré séparément leurs positions respectives. La CEDEAO avait préparé un projet portant sur 18 domaines prioritaires, répartis en cinq pôles, notamment la libre circulation des personnes et des biens, le commerce, la sécurité et la coopération transfrontalière.
De son côté, l’AES avait défini à Ouagadougou une position commune fondée notamment sur le respect de la souveraineté de ses États membres, la reconnaissance de son cadre confédéral et la préservation des acquis de l’intégration régionale.
À ce stade, le communiqué final de Dakar ne fait état d’aucun accord définitif sur ces différents dossiers. Il consacre toutefois la poursuite des discussions dans un cadre conjoint, en vue de définir les modalités de coopération entre les deux organisations.
Le document a été signé, pour la CEDEAO, par le ministre sénégalais de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, Cheikh Niang, président du Conseil des ministres de l’organisation, et, pour l’AES, par le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean-Marie Traoré, président du Comité ministériel de pilotage de la Confédération.
MD/te/APA





