La République démocratique du Congo (RDC) fait face à une épidémie d’Ebola qui a fait 4 381 morts sur 9 066 cas recensés dans sept provinces et 65 zones de santé, selon les dernières données de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), publiées mardi. Les opérations de riposte se poursuivent, avec notamment le renforcement des capacités de prise en charge des malades.
L’épidémie d’Ebola continue de mettre à rude épreuve le système sanitaire congolais. D’après les données de l’OMS, le bilan fait état de 9 066 cas et de 4 381 décès, soit un taux de létalité de 48,3 %. Au total, 2 389 personnes ont également été déclarées guéries.
L’épidémie est causée par la souche Bundibugyo du virus Ebola et suscite des inquiétudes dans les pays voisins. En Ouganda, où 20 cas et deux décès avaient été signalés, la fin de l’épidémie a été officiellement déclarée en août. Au Kenya, un décès lié à un cas importé a été confirmé la semaine dernière à Nairobi. La victime, un ressortissant kényan, avait été infectée après un voyage depuis la RDC en passant par l’Ouganda.
Sur le terrain, les opérations de riposte se poursuivent avec l’appui de l’OMS et de ses partenaires. Dans la province du Haut-Uele, le centre de traitement d’Ebola d’Isiro a été agrandi afin d’accueillir davantage de patients, tout en préservant la continuité des services de santé essentiels à l’hôpital général de référence de la ville.
Par ailleurs, l’OMS a acheminé une tonne supplémentaire de matériel médical afin de renforcer les capacités d’intervention des équipes sanitaires engagées dans la lutte contre l’épidémie.
Face à la propagation du virus, les autorités sanitaires congolaises et leurs partenaires internationaux poursuivent leurs efforts pour améliorer la prise en charge des malades, renforcer les capacités de réponse et limiter les risques de transmission dans la région.
DM/te/Sf/APA





