Le président burkinabè Ibrahim Traoré a inauguré ce lundi à Ouagadougou la première raffinerie d’or du pays, une infrastructure présentée comme un outil de renforcement de la transformation locale et de la souveraineté minière.
Installée sur un site de cinq hectares dans le quartier Ouaga 2000, RAFFINOR-BF inaugurée ce lundi 28 septembre, par le Chef de l’Etat burkinabé, Capitaine Ibrahima Traoré, doit permettre au Burkina Faso de raffiner une partie de sa production aurifère sur son territoire.
La raffinerie dispose, selon les données communiquées lors de son inauguration, d’une capacité de traitement comprise entre 164 et 167 tonnes d’or par an pour sa première phase. Elle peut produire de l’or fin avec une pureté pouvant atteindre 99,99%, soit 24 carats.
Le complexe comprend notamment une fonderie, un laboratoire d’analyse, une zone de stockage sécurisée et une unité de bijouterie. Le siège de la Société nationale des substances précieuses (SONASP) y est également installé.
Une deuxième installation doit porter la capacité globale de raffinage à 515 tonnes d’or par an.
Le coût annoncé de l’investissement s’élève à 11 milliards de francs CFA (environ 18 millions de dollars). Le financement a été assuré par l’Etat, à travers la SONASP, avec la participation de partenaires privés.
La première pierre de RAFFINOR-BF avait été posée en novembre 2023.
Les autorités burkinabè présentent cette infrastructure comme un moyen d’accroître la valeur ajoutée conservée dans le pays et de mieux organiser la commercialisation de l’or produit localement.
Le complexe devrait, à terme, générer environ 100 emplois directs et plus de 5 000 emplois indirects, selon les chiffres communiqués.
Le Burkina Faso, confronté depuis plusieurs années à une crise sécuritaire, fait de l’exploitation de ses ressources minières un axe majeur de sa stratégie économique.
HO/ac/Sf/APA





