Le Parti Authenticité et Modernité (PAM), arrivé en tête des élections législatives organisées mercredi 23 septembre au Maroc laisse les portes ouvertes pour la formation de la future coalition gouvernementale, affirmant qu’il n’ y a pas de « lignes rouges » concernant les alliances.
Dans une conférence de presse tenue jeudi à Rabat, la coordinatrice de la direction collégiale du Parti Authenticité et Modernité (PAM), Fatima Zahra El Mansouri, a déclaré que le parti reste ouvert à l’ensemble des formations politiques nationales pour la constitution du prochain gouvernement, notant qu’il n’y a pas de « lignes rouges » au sujet des alliances.
Elle a souligné que le parti respecte l’ensemble des formations politiques qui partagent ses valeurs, assurant que les futures coalitions feront l’objet d’un débat institutionnel au sein des instances de la formation politique.
« Il n’y a pas de parti avec lequel nous refusons d’échanger autour de la même table. Nous croyons en le dialogue et la concertation », a-t-elle dit. Selon elle, l’élément déterminant dans les coalitions en prévision de la formation du futur gouvernement réside dans les priorités et les programmes présentés par le parti.
Elle a indiqué que le parti a tourné la page de la campagne électorale, marquée par « une concurrence intense », notant que l’enjeu de l’étape actuelle consiste à faire prévaloir « l’intérêt général et à relever les grands défis de notre pays ».
Le Parti Authenticité et Modernité est arrivé en tête des élections législatives générales, organisées mercredi, en remportant 97 sièges selon les résultats provisoires.
Le PAM doit réunir une coalition d’au moins 198 députés pour obtenir l’investiture de la Chambre des représentants, comme l’exige l’article 88 de la Constitution marocaine.
Ce parti se trouve à 101 sièges de la majorité absolue. Sur les 395 membres de la Chambre des représentants, il en faut 198 pour investir un gouvernement. Le Rassemblement national des indépendants (RNI) en obtient 66, le Parti de l’Istiqlal (PI) 65. Le Parti de la justice et du développement (PJD, opposition) complète le quatuor de tête avec 54 sièges. Le leader du PJD Abdelilah Benkirane a clairement écarté, ce jeudi, une participation de son parti au gouvernement qui devrait être conduit par le PAM. Selon le leader islamiste, une telle configuration aboutirait à un gouvernement «déséquilibré» et «sujet à caution».
L’article 47 de la Constitution dispose que le Roi nomme le Chef du gouvernement au sein du parti politique arrivé en tête des élections des membres de la Chambre des représentants, et au vu de leurs résultats du scrutin.
AK/APA





