Les ministres sud-africains et zimbabwéens ont identifié plusieurs priorités en matière d’infrastructures et d’industrialisation en prélude à la réunion de la Commission binationale prévue vendredi et coprésidée par les chefs d’État des deux pays.
Le ministre sud-africain des Relations internationales, Ronald Lamola, a indiqué que les projets identifiés, pour la réunion de la Commission binationale avec le Zimbabwe, comprennent la construction d’un troisième pont sur le Limpopo, la mise en service effective du poste-frontière à arrêt unique de Beitbridge, la création d’une usine d’engrais, la fabrication de composants automobiles ainsi que la valorisation des métaux du groupe du platine et d’autres métaux précieux.
« Notre partenariat doit désormais transformer les ambitions en réalisations concrètes », a déclaré M. Lamola aux journalistes à l’issue, jeudi à Prétoria, du segment ministériel de la quatrième session de la Commission binationale (BNC).
Créée en 2015, la Commission binationale constitue le plus haut mécanisme de coopération bilatérale entre les deux pays voisins.
La session de vendredi doit culminer avec une rencontre entre les présidents Cyril Ramaphosa et Emmerson Mnangagwa, au cours de laquelle plusieurs accords devraient être signés afin de fournir un cadre juridique à la coopération entre les deux États.
Selon M. Lamola, un renforcement de la coopération dans les domaines des infrastructures de transport, de la fluidité aux frontières, de l’interconnexion énergétique et du commerce contribuera à consolider l’intégration régionale et à soutenir l’industrialisation au sein de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC).
Le ministre a également mis en avant la coopération en matière migratoire, soulignant le rejet commun de la xénophobie et l’engagement des deux pays en faveur d’une gestion humaine des mouvements transfrontaliers.
« Nous réaffirmons notre engagement à gérer les migrations de manière légale, humaine et coordonnée, tout en rejetant sans équivoque la xénophobie, le vigilantisme et toutes les formes de violence dirigées contre les ressortissants étrangers », a-t-il déclaré.
M. Lamola a ajouté que les accords portant sur la formation diplomatique, l’industrie manufacturière et la sécurité alimentaire permettront de renforcer la coopération institutionnelle et de créer davantage d’opportunités pour les petites entreprises, les femmes et les jeunes.
Un système électronique de suivi sera par ailleurs déployé afin de contrôler la mise en œuvre des décisions prises dans le cadre de la Commission binationale.
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