Le 13 août 1960, la République centrafricaine proclame son indépendance vis-à-vis de la France, rejoignant les dix-sept États africains qui accèdent à la souveraineté au cours de l’« Année de l’Afrique », une période décisive dans l’histoire contemporaine du continent.
À Bangui, les autorités centrafricaines célèbrent la naissance du nouvel État indépendant. David Dacko, qui dirige alors le gouvernement, assume la direction de l’État à l’indépendance avant de devenir, quelques mois plus tard, le premier président officiel de la République centrafricaine.
Ancien territoire de l’Oubangui-Chari, intégré à l’Afrique-Équatoriale française (AEF), le pays avait obtenu une autonomie interne le 1er décembre 1958 au sein de la Communauté française. L’indépendance du 13 août 1960 met fin à la tutelle coloniale française et ouvre une nouvelle étape dans la construction des institutions nationales.
Cette accession à la souveraineté intervient dans un contexte de profonde recomposition politique du continent. L’année 1960 voit également accéder à l’indépendance du Tchad, du Congo-Brazzaville, du Gabon, du Dahomey (actuel Bénin), du Niger, de la Haute-Volta (actuel Burkina Faso), de la Côte d’Ivoire et de plusieurs autres États africains, marquant l’effondrement progressif de l’ordre colonial français en Afrique.
Les premières années de l’indépendance sont cependant marquées par d’importants défis institutionnels, économiques et sécuritaires. Le pays connaîtra par la suite une succession de crises politiques, de coups d’État et de périodes d’instabilité qui pèseront durablement sur son développement.
Le 13 août demeure aujourd’hui la fête nationale de la République centrafricaine, commémorant l’accession du pays à l’indépendance et à la souveraineté internationale.
Sf/APA







