Le gouvernement burkinabè a rendu lundi un hommage appuyé aux Brigades d’intervention rapide de la communication (BIR-C) et aux patriotes dits « Wayiyans », dans un contexte de vives critiques formulées par plusieurs médias internationaux et par l’organisation Reporters sans frontières (RSF).
Le Burkina Faso affiche son soutien aux acteurs du front numérique. Le ministre de la Communication, Gilbert Ouédraogo, a salué lundi le rôle des BIR-C et des « Wayiyans » lors de la cérémonie de montée des couleurs nationales à Ouagadougou.
Ces derniers jours, RSF et plusieurs médias occidentaux ont dénoncé l’action des BIR-C, les qualifiant notamment de « milices numériques » ou d’« essaim d’abeilles ».
Le ministre a rejeté ces accusations.
« L’engagement des Wayiyans et des BIR-C fait trembler l’impérialisme. Mais nous sommes plutôt fiers du travail qu’ils font », a-t-il déclaré devant des agents de son département.
Il a appelé les membres des BIR-C à « rester imperturbables » face aux critiques et a assuré que le gouvernement soutenait leur action.
Gilbert Ouédraogo a également exhorté les fonctionnaires à participer davantage à la communication autour des réalisations de l’État.
« Le bilan du gouvernement, c’est aussi votre bilan », a-t-il lancé.
Selon lui, la défense de la souveraineté nationale passe aussi par une présence active sur le terrain de l’information et des réseaux sociaux.
Les autorités burkinabè mettent régulièrement en avant la communication comme un volet de leur stratégie de souveraineté, tandis que des organisations de défense de la liberté de la presse dénoncent un climat de restrictions visant les médias et les voix critiques dans le pays.
HO/te/Sf/APA







