Au moins cinquante migrants, parmi lesquels des femmes et des enfants, sont portés disparus après le chavirement d’une embarcation en bois survenu mardi au large de la côte orientale de la Libye, près de Tobrouk, ont indiqué deux sources sécuritaires citées par Reuters.
Selon des informations de Reuters faisant état d’une cinquantaine de migrants portés disparus, le bateau transportait environ 60 personnes lorsqu’il a fait naufrage. Les équipes de secours ont réussi à sauver dix migrants à proximité de l’île de Bardaa, située à l’ouest de Tobrouk. D’après les survivants, l’embarcation avait quitté les côtes libyennes à l’aube avec à son bord des migrants originaires de plusieurs pays d’Afrique subsaharienne.
Dans un autre incident survenu dans la même région, les équipes de secours de Tobrouk ont retrouvé, le 13 juillet, les corps de quatre migrants et secouru quatorze autres personnes après avoir localisé leur embarcation à la dérive dans les eaux libyennes. Selon les autorités, le bateau était resté bloqué en mer pendant près de deux semaines dans des conditions humanitaires particulièrement difficiles.
Les sources rappellent également qu’en juin dernier, les autorités de l’est de la Libye avaient récupéré les corps de 26 migrants après un autre naufrage survenu au large de Tobrouk.
Ces nouveaux drames illustrent une nouvelle fois les risques extrêmes auxquels sont confrontés les migrants empruntant la route de la Méditerranée centrale, l’une des voies migratoires les plus meurtrières au monde, alors que les départs depuis les côtes libyennes se poursuivent malgré les dangers et les opérations de surveillance. Selon Reuters, les recherches se poursuivent pour tenter de retrouver les personnes toujours portées disparues.
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