Les ministres maliens chargés de la Défense et de la Sécurité ont présenté les principales réalisations de leurs départements au cours des cinq dernières années, mettant en avant les investissements consentis en faveur des forces de défense et de sécurité.
Les ministres délégué auprès du ministre malien de la Défense et des Anciens combattants, le général Oumar Diarra, et de la Sécurité et de la Protection civile, le général Daoud Aly Mohammedine, ont présenté lundi le bilan de leurs départements lors d’un échange citoyen organisé au Centre international de conférences de Bamako (CICB), dans le cadre de la commémoration des cinq années de gouvernance du président de la Transition, Assimi Goïta.
Selon le gouvernement malien, cette rencontre a réuni des représentants des autorités traditionnelles, du Réseau des communicateurs traditionnels (Recotrade), de l’Association des anciens combattants, militaires retraités, veuves et victimes de guerre, ainsi que du Conseil national de la jeunesse.
Le général Oumar Diarra a mis en avant les investissements réalisés dans le secteur de la Défense, citant notamment la construction de l’Hôpital d’instruction des armées de Banankoro, des camps militaires de Dioïla et de Konobougou, des hôpitaux militaires de niveau 2 de Sévaré et de Gao, ainsi que des 1 000 logements destinés aux militaires à Kati. Il a également évoqué la création de l’École de guerre, l’édification du Mémorial des Armées, l’acquisition de nouveaux vecteurs aériens et l’amélioration des conditions de vie et de travail des Forces armées maliennes.
Pour sa part, le général Daoud Aly Mohammedine a indiqué que le ministère de la Sécurité et de la Protection civile avait réalisé 131 infrastructures en cinq ans au profit de la Police nationale, de la Gendarmerie nationale, de la Garde nationale et de la Protection civile. Il a également fait état de l’acquisition d’importants équipements de maintien de l’ordre, d’armes, de véhicules d’intervention, d’ambulances, de camions de transport de troupes, de motos de patrouille et de matériels de secours.
Le ministre a précisé que plus de 15 000 agents avaient été recrutés au sein de la Police nationale et de la Protection civile durant cette période, tandis que 3 000 autres suivent actuellement leur formation. Il a aussi mis en avant la militarisation de ces deux corps, intervenue avec la loi d’octobre 2022, ainsi que la mise en circulation du passeport biométrique et de la carte nationale d’identité biométrique de la Confédération des États du Sahel (AES).
Abordant la coopération régionale, le ministre a souligné que le Mali privilégiait désormais le cadre de la Confédération des États du Sahel, tout en demeurant ouvert à des partenariats fondés sur le respect de sa souveraineté.
Les échanges avec les participants ont principalement porté sur l’état d’avancement des nouveaux camps militaires, les recrutements au sein des forces de défense et de sécurité, les logements sociaux destinés aux militaires, le rôle de la jeunesse dans l’effort sécuritaire et la contribution des citoyens au renseignement. Selon le compte rendu officiel, les interventions du public ont majoritairement salué les efforts déployés par les autorités en matière de recrutement, d’équipement, de formation et d’amélioration des conditions de travail des forces de défense et de sécurité.
En conclusion, les deux ministres ont appelé les populations à poursuivre leur collaboration avec les forces de défense et de sécurité, en faisant preuve de vigilance et en transmettant toute information utile aux autorités compétentes.
MD/ac/Sf/APA







