Le 7 juillet 2019, les chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine réunis en sommet extraordinaire à Niamey (Niger) lancent officiellement la phase opérationnelle de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), concrétisant l’un des projets les plus ambitieux d’intégration économique du continent.
Le lancement du marché commun africain est intervenu quelques semaines après l’entrée en vigueur de l’accord de la ZLECAf, le 30 mai 2019. À Niamey, les dirigeants africains metteaint en service plusieurs instruments essentiels, notamment les règles d’origine, le mécanisme de suivi des barrières non tarifaires, le Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS) et l’Observatoire africain du commerce, ouvrant ainsi la voie à la mise en œuvre effective du marché unique africain.
Regroupant les États membres de l’Union africaine au sein de la plus vaste zone de libre-échange au monde en nombre de pays participants, la ZLECAf ambitionne de stimuler le commerce intra-africain, d’accélérer l’industrialisation, de renforcer les chaînes de valeur régionales et de soutenir la réalisation de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.
Le même jour, l’Union africaine institue le 7 juillet comme Journée de l’intégration de l’Afrique (Africa Integration Day), destinée à promouvoir l’intégration économique et à rappeler l’engagement du continent en faveur d’un marché commun africain. Le lancement de la phase opérationnelle de la ZLECAf est largement considéré comme l’une des avancées les plus importantes de l’intégration africaine depuis la création de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) en 1963.
Sf/APA







