Les États membres de la Commission sous-régionale des pêches (CSRP) renforcent leur riposte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN).
La deuxième opération conjointe de surveillance maritime, menée dans les zones économiques exclusives (ZEE) de la Guinée, de la Guinée-Bissau et de la Sierra Léone, s’est soldée par l’arraisonnement de 13 navires en infraction, illustrant les progrès de la coopération régionale face à un phénomène qui fragilise les ressources halieutiques de l’Afrique de l’Ouest.
Baptisée « SOO SALÉ », l’opération s’est déroulée du 15 au 29 juin 2026 avec la participation des administrations des pêches, des marines nationales et des services de contrôle des trois pays. Elle visait à renforcer la surveillance des espaces maritimes et à améliorer l’application de la réglementation contre la pêche INN.
Au cours de cette mission, 79 navires ont été inspectés, dont 13 ont été arraisonnés pour diverses infractions. Pour la CSRP, ces résultats confirment l’efficacité d’une stratégie fondée sur la mutualisation des moyens humains, techniques et opérationnels.
Le succès de cette campagne repose également sur le Poste sous-régional de coordination des opérations, installé au Centre national de surveillance et de police des pêches (CNSP) de Conakry. Cette plateforme a permis d’assurer la coordination des patrouilles ainsi que le partage en temps réel des informations entre les différents services engagés, rendant les interventions plus rapides et plus ciblées.
Au-delà des résultats opérationnels, cette deuxième mission conjointe traduit une évolution de la gouvernance maritime en Afrique de l’Ouest. Face à une pêche illicite qui dépasse les frontières nationales, les États concernés misent désormais sur une réponse collective afin de mieux préserver les ressources marines, protéger les moyens de subsistance des communautés côtières et sécuriser les recettes issues du secteur halieutique.
Cette opération s’inscrit dans le cadre du projet AGIR-INN, à travers lequel la CSRP accompagne ses États membres dans le renforcement des capacités de surveillance, l’harmonisation des procédures de contrôle et l’échange d’informations. L’organisation entend ainsi consolider une coopération régionale durable au service de la protection des océans et du développement d’une économie bleue en Afrique de l’Ouest.
TE/Sf/APA







