Le chef de la diplomatie algérienne Ahmed Attaf a été reçu au Caire par le président Abdel Fattah al-Sissi, dans une rencontre présentée par Alger comme une nouvelle étape de coordination politique et économique entre l’Algérie et l’Égypte.
Le ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, a été reçu au Caire par le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, à qui il a remis une lettre du président Abdelmadjid Tebboune, selon un communiqué du ministère algérien des Affaires étrangères. Cette audience s’inscrit dans le cadre du suivi des relations bilatérales, après la 9e session de la Grande Commission mixte algéro-égyptienne tenue en novembre dernier au Caire.
Selon Alger, la rencontre a permis de passer en revue la «dynamique positive» des relations entre les deux pays, notamment dans les domaines économiques. Le communiqué cite le commerce, l’investissement, l’industrie, l’énergie, les infrastructures et l’habitat parmi les secteurs concernés par la mise en œuvre des décisions arrêtées lors de la dernière commission mixte. Le discours officiel insiste ainsi sur une volonté partagée de donner un contenu plus concret au partenariat algéro-égyptien, au-delà des formules diplomatiques habituelles.
Cette ambition reste toutefois présentée sans données chiffrées précises dans le communiqué. Aucun volume d’échanges, aucun montant d’investissement ni calendrier détaillé n’est mentionné pour mesurer l’état réel de cette coopération.
Le volet régional a occupé une place importante dans les discussions. Les deux parties ont évoqué les dossiers arabes et africains, en particulier la Libye, où l’Algérie, l’Égypte et la Tunisie tentent de relancer leur mécanisme tripartite. Ce cadre de concertation, régulièrement réactivé, traduit la volonté des trois pays voisins de peser sur un dossier libyen toujours fragmenté, mais son efficacité reste dépendante de la capacité des capitales concernées à dépasser leurs lectures parfois divergentes du terrain.
Ahmed Attaf s’est également entretenu avec son homologue égyptien Badr Abdelatty. Les deux ministres ont examiné les avancées liées à la Grande Commission mixte et échangé sur la Palestine, le Moyen-Orient, le Golfe, le Soudan, la Libye et la région sahélo-saharienne. Cette large liste de dossiers confirme l’élargissement du dialogue politique entre Alger et Le Caire, tout en révélant une diplomatie algérienne soucieuse d’afficher sa présence sur plusieurs fronts régionaux, dans un environnement africain et arabe où les rapports d’influence se recomposent rapidement.
MK/AK/Sf/APA







