Le feuilleton judiciaire s’accélère pour Assalé Tiémoko Antoine. Convoqué ce vendredi 15 mai 2026 devant la doyenne des juges en charge du 8ᵉ cabinet d’instruction du Tribunal de première instance d’Abidjan, le président du mouvement politique « Aujourd’hui et demain, la Côte d’Ivoire » (ADCI) a été formellement inculpé.
L’opposant ivoirien Assalé Tiémoko a été auditionné ce vendredi par la justice après avoir été empêché de quitter le pays en début de semaine. Le leader de l’ADCI est poursuivi pour « trouble à l’ordre public » et « diffusion de fausses nouvelles ». Il a été placé sous contrôle judiciaire.
Ces accusations sont liées à une récente sortie médiatique. À l’issue de son audition, la magistrate a décidé de placer l’opposant sous contrôle judiciaire. Selon une note officielle du parti signée par le secrétaire exécutif, Roger Youan, le maire de Tiassalé Assalé Tiémoko a toutefois été « laissé en liberté » pour la suite de la procédure.
Malgré la gravité de la situation, la direction de l’ADCI a choisi de jouer la carte de l’apaisement institutionnel. Roger Youan a réaffirmé que ce mouvement « progressiste, républicain et souverainiste », reste profondément « attaché aux valeurs de la République et au respect du fonctionnement de ses institutions ».
Cette inculpation est le point d’orgue d’une semaine de fortes turbulences pour le leader de l’ADCI. Les tensions ont débuté le lundi 11 mai 2026, lorsque Assalé Tiémoko a été empêché d’embarquer à l’aéroport d’Abidjan sur un vol à destination du Canada. Cette interdiction de sortie du territoire lui avait été imposée en raison des poursuites judiciaires.
Face à cette mesure, l’homme politique avait anticipé la riposte en adressant un courrier officiel au Procureur de la République afin d’obtenir des « éclaircissements sur son statut juridique » auprès du parquet.
La réponse des autorités ne s’est pas fait attendre : dès le lendemain, le mardi 12 mai 2026, il recevait sa convocation judiciaire pour une audience le vendredi. Placé sous contrôle de la justice, Assalé Tiémoko devra désormais restreindre ses mouvements en attendant l’évolution de l’instruction.
AP/Sf/APA





