Le Premier ministre libyen Abdulhamid Dbeibah a examiné, avec le gouverneur de la Banque centrale les priorités économiques, dans un contexte de tensions persistantes sur la liquidité et le taux de change.
Le Premier ministre du gouvernement d’unité nationale (GUN), Abdulhamid Dbeibah, s’est entretenu avec le gouverneur de la Banque centrale de Libye (CBL), Naje Issa, autour d’un ensemble de dossiers économiques et financiers qualifiés de « prioritaires », selon un communiqué publié par la plateforme officielle du gouvernement.
Les discussions ont porté en premier lieu sur la question de la liquidité monétaire et les mécanismes visant à assurer la disponibilité des espèces dans les banques commerciales. Cette problématique demeure sensible, alors que des plaintes récurrentes de citoyens signalent des difficultés d’accès aux fonds. Les deux responsables ont également abordé le renforcement de la régulation du marché des changes, dans un contexte marqué par des fluctuations du dinar et des pressions sur les réserves.
La réunion a examiné les procédures d’émission des lettres de crédit destinées à l’importation de biens essentiels. Les autorités ont souligné la nécessité de garantir la continuité de l’approvisionnement du marché local et de prévenir toute volatilité excessive des prix. Le respect de l’accord financier signé précédemment entre les institutions concernées a été présenté comme un levier central pour éviter un nouvel affaiblissement du dinar libyen et préserver le pouvoir d’achat des ménages.
Les mécanismes de fixation de prix de référence pour les importations alimentaires ont également été abordés. Selon le communiqué, ces mesures visent à contenir l’inflation et à limiter les pratiques spéculatives, en alignant les prix locaux sur les coûts internationaux et les charges nationales. Leur efficacité dépendra toutefois de la coordination institutionnelle et du suivi opérationnel sur le terrain.
M. Dbeibah a insisté sur la nécessité d’une coopération étroite et continue entre l’exécutif et la Banque centrale afin de soutenir la stabilité économique et d’assurer un approvisionnement régulier en biens essentiels. Cette concertation intervient dans un contexte où la gouvernance économique demeure étroitement liée aux équilibres institutionnels et à la capacité des autorités à traduire leurs engagements en mesures concrètes.
MK/Sf/APA





