Les moyens de raffermir la coopération juridique et judiciaire entre le Maroc et la Belgique et de la hisser à un niveau supérieur ont été examinés, lundi 12 janvier à Bruxelles, entre le ministre marocain de la Justice, Abdellatif Ouahbi, et son homologue belge, Annelies Verlinden.
Lors d’entretiens à Bruxelles, les deux ministres de la Justice du Maroc et de la Belgique ont mis en avant la solidité du partenariat liant les deux Royaumes et réaffirmé leur volonté commune de consolider la coopération judiciaire au service de l’État de droit. Elles ont souligné la nécessité d’adapter cette coopération aux défis actuels, notamment ceux liés à la criminalité transfrontalière, selon une source officielle marocaine.
Les discussions ont insisté sur l’importance du renforcement de la coopération dans la lutte contre la criminalité organisée, en particulier les réseaux criminels transnationaux, les trafics illicites et le blanchiment de capitaux.
Les deux ministres ont convenu de l’importance de développer davantage les mécanismes de coopération judiciaire, de renforcer l’échange d’informations et d’expertises, ainsi que d’améliorer la coordination entre les autorités compétentes des deux pays.
Ils ont d’autre part examiné les accords d’entraide judiciaire mutuelle (MLA) et les moyens de les actualiser afin d’en améliorer l’efficacité et la rapidité dans le traitement des demandes judiciaires. Les perspectives de réorganisation et d’optimisation des procédures de transfèrement des personnes condamnées ont également été abordées, dans le respect des législations nationales et des engagements internationaux en vigueur.
En marge de ces entretiens, un plan d’action conjoint d’une durée de deux ans a été signé entre le ministère de la Justice du Royaume du Maroc et celui du Royaume de Belgique. Le document a été paraphé par la directrice de la coopération et de la communication au ministère de la Justice marocain, Rima Lablaili, et par la présidente du Comité de direction du Service public fédéral (SPF) Justice belge, Mathilde Steenbergen.
Ce plan d’action, qui constitue un programme intégré d’activités conjointes visant à renforcer la coopération juridique et judiciaire dans plusieurs domaines, porte notamment sur le développement des mécanismes de coopération judiciaire, en particulier en matière pénale, le soutien aux efforts conjoints de lutte contre la criminalité organisée et transfrontalière, ainsi que l’échange d’expériences en matière de modernisation du système judiciaire et de digitalisation des services judiciaires.
Le plan d’action prévoit également le renforcement des programmes de formation et de développement des compétences au profit des professionnels de la justice, ainsi que l’amélioration des mécanismes de coordination relatifs au transfèrement des personnes condamnées et à l’exécution des décisions judiciaires.
AK/Sf/APA







