Le 27 décembre demeure une date chargée de symbolisme dans l’histoire africaine, marquée par des naissances illustres, des tragédies et des moments politiques décisifs qui ont façonné le continent.
Il y a 102 ans naissait Lucas Manyane Mangope, homme politique sud-africain qui allait devenir président du bantoustan de Bophuthatswana de 1977 à 1994. Figure controversée du régime d’apartheid, Mangope a dirigé ce territoire fragmenté créé par le gouvernement sud-africain dans le cadre de sa politique de ségrégation raciale. Sa présidence a pris fin avec la chute de l’apartheid et la réintégration du Bophuthatswana dans l’Afrique du Sud démocratique en 1994. Il est décédé le 18 janvier 2018 à l’âge de 94 ans.
Le 27 décembre 1985, le monde de la conservation a été endeuillé par la découverte du corps sans vie de Dian Fossey, primatologue américaine de renommée mondiale, dans sa cabane du centre de recherche de Karisoke au Rwanda. Assassinée à coups de machette dans la nuit du 26 au 27 décembre, Fossey avait consacré 18 années de sa vie à l’étude et à la protection des gorilles des montagnes dans les montagnes des Virunga. Son meurtre, qui reste non résolu à ce jour, a mis en lumière les tensions extrêmes autour de la conservation de la faune en Afrique, notamment les conflits entre protecteurs de l’environnement et braconniers. Son héritage perdure à travers le Fonds Dian Fossey pour les gorilles et son œuvre autobiographique « Gorilles dans la brume », adaptée au cinéma en 1988.
Le 27 décembre 1986 naissait à Kingston, en Jamaïque, Shelly-Ann Fraser-Pryce, qui deviendra l’une des plus grandes sprinteuses de l’histoire. Surnommée la « Pocket Rocket » en raison de sa petite taille (1,52 m), cette athlète d’ascendance africaine a remporté multiples titres olympiques et mondiaux, devenant une source d’inspiration pour des millions de jeunes athlètes à travers le monde, particulièrement en Afrique et dans la diaspora africaine.
Il y a 18 ans, le Kenya organisait des élections présidentielles qui allaient déclencher l’une des pires crises de son histoire moderne. Le scrutin du 27 décembre 2007 opposait le président sortant Mwai Kibaki à son rival Raila Odinga. L’annonce de la victoire contestée de Kibaki, le 30 décembre, a immédiatement déclenché des violences généralisées à travers le pays. Mombasa, la deuxième ville du Kenya, a été particulièrement touchée par les émeutes qui ont suivi. La crise post-électorale a fait plus de 1 100 morts et déplacé environ 600 000 personnes, provoquant également un effondrement économique temporaire dans toute l’Afrique de l’Est. Cette tragédie a conduit à des réformes constitutionnelles majeures au Kenya et à une médiation internationale menée par Kofi Annan, aboutissant à un gouvernement de coalition en 2008.
Sf/APA





