Dans un contexte de refondation politique et institutionnelle, les autorités malgaches multiplient les mesures de redressement administratif et de lutte contre la corruption. Après l’annonce d’une politique de « tolérance zéro » contre les détournements de fonds publics, la présidence a décidé de suspendre tous les concours de recrutement dans la fonction publique.
Le gouvernement malgache a franchi un nouveau cap dans sa politique de refondation institutionnelle et de moralisation de la vie publique. Dans un communiqué publié mercredi, la présidence de la République a annoncé, sur instruction du président de la Refondation, colonel Michaël Randrianirina, la suspension et le report de tous les concours de recrutement dans la fonction publique, dans le cadre d’une réforme en profondeur du système administratif.
Selon le communiqué parvenu à APA, cette décision vise à garantir des concours transparents, équitables et ouverts à tous les candidats, en attendant la mise en place de nouvelles procédures plus rigoureuses. Chaque responsable ministériel devra, à cet effet, prendre un décret d’application pour encadrer cette mesure.
Cette annonce intervient alors que le Premier ministre civil, Andriamatoa Herintsalama Rajaonarivelo, met en œuvre une politique de « tolérance zéro » contre les détournements de fonds publics et ressources nationales. Un communiqué de la Primature, daté du mardi 21 octobre, avertit que toute personne reconnue coupable de malversations devra restituer les biens ou fonds détournés, qu’elle se trouve à Madagascar ou à l’étranger, sans considération de rang, de lien familial ou de proximité politique.
Dans ce contexte, le chef du gouvernement a également pris plusieurs mesures conservatoires destinées à protéger le patrimoine de l’État et à encadrer le fonctionnement de l’administration : inventaire du matériel et des dossiers en cours, interdiction temporaire de quitter le territoire sans autorisation, suspension des engagements de crédits – sauf pour les dépenses alimentaires – et audits de gestion dans un délai de trois mois.
Ancien président de la BNI Madagascar, Herintsalama Rajaonarivelo est reconnu pour son expertise en économie et en gestion.
Ces décisions s’inscrivent dans la continuité des premières actions du président Randrianirina, qui appelle à la mobilisation de la communauté internationale et des partenaires pour soutenir la refondation nationale et assurer la stabilité et le développement durable du pays.
AC/Sf/APA






