Un accord de financement signé à Nouakchott avec la Banque mondiale et l’Allemagne ambitionne de réintégrer près de 850 000 jeunes non scolarisés dans les systèmes éducatifs mauritanien et tchadien, dans le cadre du projet régional « Relance Sahel ».
La Mauritanie et le Tchad viennent de franchir une étape importante dans la lutte contre la déscolarisation des jeunes en zones marginalisées. Le mardi 22 juillet 2025, les deux pays sahéliens ont signé à Nouakchott, avec la Banque mondiale et le gouvernement allemand, un accord de financement de 137 millions de dollars (soit environ 125 millions d’euros) pour la mise en œuvre du projet régional Relance Sahel. Objectif : améliorer l’accès à l’éducation dans les régions rurales, nomades et frontalières les plus vulnérables.
Sur le montant total engagé, 72,32 millions USD sont alloués à la Mauritanie, dont 44 millions sous forme de prêt concessionnel par l’Association internationale de développement (IDA) et 12,9 millions sous forme de subvention du gouvernement allemand. Ce dernier s’est engagé à soutenir l’ensemble du programme à hauteur de 56 millions USD. Le Tchad bénéficie du solde, dans une logique d’équité régionale.
Ce financement intervient dans un contexte alarmant : selon la Banque mondiale, plus de 5,1 millions de jeunes sont actuellement en dehors du système scolaire dans ces deux pays. Le projet vise à atteindre 850 000 jeunes, dont la moitié de filles, à travers un modèle souple d’« école ouverte », adapté aux réalités locales, notamment pour les communautés nomades, réfugiées ou déplacées.
AC/Sf/APA







