L’émission ivoirienne réussie ce 29 juillet, à hauteur de 41,2 milliards de FCFA, portait sur quatre instruments financiers de maturités différentes des Bons Assimilables du Trésor (BAT) à 364 jours et des Obligations Assimilables du Trésor (OAT) à 3, 5 et 7 ans.
L’État de Côte d’Ivoire a mobilisé 41,2 milliards de francs CFA lors de l’adjudication de bons et obligations assimilables du Trésor organisée ce mardi 29 juillet 2025 par UMOA-Titres.
Sur un montant global mis en adjudication de 50 milliards de FCFA, les autorités ivoiriennes ont reçu des soumissions pour 53,9 milliards de FCFA, soit un taux de couverture de 107,81 %. Cependant, seules 76,43 % des offres ont été retenues, révélant une sélectivité dans l’acceptation des propositions.
L’émission portait sur quatre instruments financiers de maturités différentes des Bons Assimilables du Trésor (BAT) à 364 jours et des Obligations Assimilables du Trésor (OAT) à 3, 5 et 7 ans.
Les BAT à un an ont connu un franc succès avec un taux d’absorption de 100 %. L’intégralité des 21 milliards de FCFA proposés par les investisseurs a été acceptée, au taux marginal de 6,54 % et un rendement moyen pondéré de 6,93 %.
Les OAT à 3 ans ont attiré le plus d’intérêt avec 31,89 milliards de FCFA de soumissions, mais seulement 20 milliards ont été retenus (taux d’absorption de 62,72 %) au prix de 95 % et un rendement de 7,37 %.
En revanche, les longues maturités ont déçu. Aucune soumission n’a été retenue pour les OAT à 5 ans malgré 813,5 millions de FCFA proposés, tandis que les OAT à 7 ans n’ont mobilisé que 200 millions de FCFA, intégralement acceptés au prix de 92,10 % pour un rendement de 7,44 %.
L’adjudication a révélé une participation quasi-exclusivement ivoirienne. Seul le Sénégal a participé avec une soumission de 200 millions de FCFA sur les OAT 7 ans, entièrement acceptée. Les autres pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Bénin, Burkina Faso, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Togo) ne se sont pas manifestés.
Cette opération témoigne de l’appétit soutenu des investisseurs pour la dette ivoirienne à court terme, contrastant avec une prudence marquée sur les échéances plus longues dans le contexte économique actuel.
ARD/ac/Sf/APA







