Le Gabon engage une nouvelle phase de développement de son secteur pétrolier et gazier avec le lancement officiel d’une campagne d’exploration en eaux profondes.
Au Gabon, portée par le ministre du Pétrole et du Gaz, Sosthène Nguema Nguema, une campagne d’exploration pétro-gazière en eaux profondes est lancée, visant à attirer des investissements internationaux et à relancer la production nationale.
Avec 72 % de son bassin sédimentaire encore inexploré, le Gabon entend également renforcer sa compétitivité en révisant son cadre législatif, notamment à travers une modernisation du Code des hydrocarbures. L’objectif : offrir des conditions plus attractives aux compagnies étrangères, dans un contexte de concurrence accrue sur le marché mondial de l’offshore.
La Chambre africaine de l’énergie (AEC) a salué cette orientation stratégique, estimant qu’elle pourrait transformer l’industrie gabonaise.
« Le gouvernement affiche une volonté claire de repositionner le pays comme un pôle énergétique majeur en Afrique centrale », a déclaré Verner Ayukegba, vice-président exécutif de l’AEC. Il évoque une production pouvant atteindre à terme près d’un million de barils par jour.
Plusieurs entreprises internationales sont déjà présentes sur le territoire. BW Energy a signé en 2024 des contrats d’exploration sur les blocs Niosi Marin et Guduma Marin, prévoyant des forages et une campagne sismique 3D. La société détient aussi des parts dans la licence Dussafu, exploitée aux côtés de Gabon Oil Company et Panoro Energy.
De son côté, Perenco poursuit ses activités de forage et développe le terminal de GNL de Cap Lopez, dont la mise en service est prévue en 2026. Ce projet stratégique, d’une valeur de 2 milliards de dollars, comprendra une unité flottante de liquéfaction (FLNG) pour valoriser le gaz offshore et réduire le torchage. Par ailleurs, la capacité de raffinage de la SOGARA devrait être portée à 1,5 million de tonnes de brut par an, en vue d’atteindre l’autosuffisance en produits raffinés d’ici 2030.
Le gouvernement entend également augmenter les capacités de stockage pour couvrir jusqu’à 90 jours de consommation nationale, dans une logique de sécurité énergétique.
Grâce à ces réformes et à cette dynamique d’investissement, le Gabon ambitionne de se positionner comme un acteur clé du pétrole en Afrique, en misant sur le potentiel encore inexploité de ses eaux profondes.
TE/Sf/APA






