La dynamique se poursuit avec plusieurs pays – même ceux qui étaient autrefois de fervents partisans du groupe séparatiste Polisario – rejoignant le chœur et soutenant le Maroc et le Plan d’autonomie comme seule base pour mettre fin au conflit autour du Sahara.
Le Salvador a réaffirmé, lundi à Quito, son soutien ferme au Plan marocain d’autonomie comme base sérieuse et crédible pour parvenir à une solution durable au différend régional autour du Sahara. Lors d’un entretien avec le vice-président du Salvador, Félix Ulloa, tenu en marge de la cérémonie d’investiture du président équatorien Daniel Noboa, le Maroc et le Salvador ont discuté de la possibilité d’ouvrir un consulat général salvadorien à Laâyoune.
Cette éventuelle ouverture, saluée comme une « étape clé » dans la reconnaissance de la souveraineté du Royaume sur ses provinces du sud, s’inscrit dans un contexte de renforcement continu des relations bilatérales entre Rabat et San Salvador. Le vice-président Ulloa a rappelé à cette occasion que son pays avait mis fin en 2019 à sa reconnaissance de la prétendue RASD, optant pour un alignement clair sur l’intégrité territoriale du Maroc.
« Depuis 2019, notre coopération avec le Maroc s’est intensifiée et a franchi un cap avec l’inauguration de notre ambassade à Rabat en 2022 », a souligné le numéro deux de l’exécutif salvadorien. Ce rapprochement diplomatique, selon lui, illustre une nouvelle orientation stratégique de la politique étrangère salvadorienne, fondée sur la reconnaissance de la souveraineté marocaine sur l’ensemble de son territoire.
Rabat et San Salvador ont également exprimé leur volonté commune de diversifier les domaines de coopération et de renforcer leurs liens bilatéraux dans une dynamique de solidarité Sud-Sud.
Le Salvador pourrait ainsi rejoindre le cercle croissant de pays ayant ouvert des représentations diplomatiques à Laâyoune ou à Dakhla – deux principales villes du Sahara marocain. À ce jour, plus de 30 pays, issus d’Afrique, des Caraïbes, du Golfe et d’Amérique latine, ont franchi ce pas diplomatique, traduisant sur le terrain leur appui à la position marocaine.
À Dakhla, plusieurs pays africains et caribéens tels que le Sénégal, le Suriname, le Libéria, le Cap-Vert ou encore la République démocratique du Congo disposent de consulats. La ville abrite également une représentation officielle de l’Organisation des États des Caraïbes orientales.
De son côté, Laâyoune accueille les représentations consulaires de pays comme la Jordanie, les Émirats arabes unis, Bahreïn, la Côte d’Ivoire, le Gabon, la Zambie, les Comores ou encore le Malawi.
L’accélération de cette dynamique reflète une inflexion dans la lecture géopolitique du conflit autour du Sahara, avec un soutien international croissant à la souveraineté du Maroc, y compris de la part d’États qui étaient jusqu’alors réservés ou hésitants.
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