Le gouvernement fédéral du Nigéria a révélé son plan d’autonomiser 10 millions de femmes d’ici 2027, dans le cadre de son ambition de transformer l’économie du pays pour en faire un marché de 1 000 milliards de dollars d’ici 2030.
Dans un communiqué publié jeudi par la Commission des valeurs mobilières et des changes (SEC), la ministre des Affaires féminines, Imaan Sulaiman-Ibrahim, a souligné l’urgence d’agir pour renforcer l’éducation financière et l’inclusion des femmes. Avec l’objectif exprimé qui est d’autonomiser jusqu’à 10 millions de femmes, elle a insisté sur le fait que la compréhension des concepts financiers est cruciale pour leur permettre de prendre des décisions économiques éclairées.
« Lorsque les femmes sont financièrement instruites, elles peuvent influencer leur propre avenir économique, garantir la sécurité de leurs familles et devenir des actrices du changement dans la société », a déclaré la ministre lors d’une cérémonie marquant la Journée internationale des droits des femmes, sous le thème : Accélérer l’action – Autonomiser les femmes par l’éducation financière et l’inclusion.
Elle a aussi pointé plusieurs obstacles qui limitent la participation des femmes à l’économie, tels que l’accès restreint au crédit, l’exclusion des systèmes financiers formels et leur vulnérabilité face aux arnaques financières. Elle a appelé à des actions urgentes pour éliminer ces barrières.
La ministre a également rappelé que les femmes nigérianes détiennent environ 40 % des petites entreprises du pays, soulignant leur rôle fondamental dans la croissance économique.
De son côté, le directeur général de la SEC, Emomotimi Agama, a décrit les femmes comme un élément clé du marché des capitaux et de la redistribution des richesses, insistant sur l’importance de l’éducation financière pour favoriser leur autonomisation.
« L’objectif de ce gouvernement est d’autonomiser les femmes. Nous devons les former et les placer au cœur de la reconnaissance nationale en matière de marché des capitaux », a-t-il affirmé.
M. Agama a également souligné que les femmes sont souvent les principales victimes des systèmes de Ponzi, car elles cherchent à soutenir leur famille. Il a donc appelé à une meilleure sensibilisation et à une protection accrue contre les fraudes financières.
Enfin, il a salué l’engagement de la ministre en faveur de l’autonomisation des femmes et a annoncé que le partenariat entre la SEC et le ministère des Affaires féminines permettra de renforcer les initiatives d’éducation financière à l’échelle nationale.
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